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La DINUM estime que Microsoft 365 n'est pas conforme à la stratégie « Cloud au centre » de l'État Français
Dans une circulaire adressée aux secrétaires généraux des ministères

Le , par Stéphane le calme

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17  0 
Dans une circulaire relative à la doctrine d’utilisation du cloud computing par l’État adressée aux secrétaires généraux des ministères, Nadi Bou Hanna, Directeur interministériel du numérique, a estimé qu'Office 365 (comprendre Microsoft 365) n'est pas conforme à la directive « Cloud au centre ». Pour mémoire, avec cette doctrine, le cloud devient dorénavant le mode d’hébergement et de production par défaut des services numériques de l’État français, pour tout nouveau produit numérique et pour les produits connaissant une évolution substantielle.

La crise sanitaire actuelle a mis en évidence la caractère essentiel des outils numériques pour la résilience de la société. Les organisations publiques comme privées ont accéléré fortement leur numérisation pour maintenir leur activité et proposer de nouveaux services. La plupart de ces services existent aujourd’hui grâce aux technologies de cloud computing qui permettent d’héberger et de traiter les données des entreprises, des administrations et des citoyens.

Le cloud représente trois enjeux majeurs pour la France : la transformation des entreprises et des administrations, la souveraineté numérique et la compétitivité économique.

Compte tenu de ce triple enjeu, transformation, compétitivité et souveraineté, le Gouvernement a décidé la mise en œuvre d’une stratégie nationale portant sur les technologies cloud, en cohérence avec les initiatives européennes en la matière. Cette stratégie s’articule autour de 3 piliers que sont le label Cloud de confiance, la politique « Cloud au centre » des administrations et enfin une politique industrielle mise en œuvre dans le prolongement de France Relance. L'objectif annoncé est de « protéger toujours mieux les données des entreprises, des administrations et des citoyens français tout en affirmant notre souveraineté ».

Avec l’adoption de la doctrine « Cloud au centre », le Gouvernement fait du cloud un prérequis pour tout nouveau projet numérique au sein de l’État ou refonte substantielle de l’architecture applicative existante. Le Gouvernement espère accélérer la transformation numérique au bénéfice des usagers et dans le strict respect de la cybersécurité et de la protection des données des citoyens et des entreprises.

Voici les règles autour desquelles s'articule la doctrine :
[LIST][*][R1] pour tout nouveau projet numérique, quelle que soit sa taille, une solution cloud doit être recherchée : si le « cloud pour les utilisateurs » ne permet pas de remplir le besoin, une solution dédiée doit être envisagée sur une plateforme du « cloud pour les équipes informatiques ». Dans les deux cas, le mode produit doit être privilégié, incluant l’autonomie des équipes, la prise en charge continue des opérations, la confrontation rapide avec les utilisateurs du produit, et un jalonnement par l’impact permettant d’arrêter, d’infléchir ou d’accélérer la trajectoire du produit en fonction des résultats constatés ;[*][R2] les recrutements et les programmes de formation continue d’agents relevant à la fois des équipes informatiques et des directions sponsors des projets et des produits numériques, devront comporter un volet cloud computing. Il en va de même pour leurs managers. Les équipes qui expérimentent pour la première fois les approches cloud pourront bénéficier d’un accompagnement spécifique (coaching), mis en place par leur ministère, avec l’appui de la DINUM ;[*][R3] il appartient à chaque administration de mettre en place les processus d’incitation et de contrôle de cette politique, qui mesure le niveau d’adoption par les équipes, identifie les freins et tient à jour le plan d’action visant à leur levée ;[*][R4] tout projet relevant d'offres cloud commerciales devra comporter des conditions de fin de contrat et de réversibilité soutenables pour son administration, et provisionner les ressources financières, techniques et humaines correspondantes dès le lancement du projet, afin de rendre cette réversibilité activable effectivement. L’adéquation avec les règles1 de GAIA-X, notamment d’interopérabilité et de portabilité, devra également être recherchée dans la mesure du possible ;[*][R5] pour tout nouveau projet informatique, les équipes informatiques de l’État et leurs prestataires doivent par défaut s’appuyer sur une ou plusieurs des offres de cloud internes ou commerciales pour couvrir l’intégralité du cycle de production des applications (développement, recette, production, secours, éventuelles plateformes bac à sable et formation). Les ministères choisissent, en fonction de critères qui leur sont propres, et notamment le niveau de sécurité, le coût complet de possession, l’expertise RH dont ils disposent en leur sein, leurs besoins techniques et fonctionnels, les choix d’urbanisation préalable, s’ils recourent pour leurs produits numériques au cloud interne de l’État ou à une offre cloud commerciale ;[*][R5b] la règle [R5] s’applique par extension à tout produit numérique existant qui donne lieu à une évolution majeure (changement de prestataire, évolutions représentant au moins 50 % du coût de fabrication du produit initial ;[*][R6] les équipes qui souhaitent déroger à [R5] et [R5b] doivent le documenter auprès de la DINUM pour tout projet présentant un coût complet d’au moins 1 M€, en produisant une étude comparative sur les aspects économiques, juridiques, métiers ou de sécurité entre les scénarios ;[*][R7] le contrôle de la doctrine « cloud au centre » est désormais intégré à la procédure dite « article 3 » de contrôle de conception des grands projets informatiques de l’État, au-delà du seuil de 9 M€. Sous ce seuil, ce contrôle relève des ministères ;[*][R8] dans le cas d’un recours à une offre de cloud commerciale, les systèmes informatiques en production et en recette, incluant les éléments nécessaires à leur résilience, doivent respecter la règle suivante :
[LIST][*]tous les systèmes et applications informatiques manipulant des données à caractère personnel doivent être conformes au RGPD. Pour les systèmes contenant des données de santé, l’hébergeur doit de plus être conforme à la législation sur l’hébergement de données de santé,[*]si le système ou l’application informatique manipule des données d’une sensibilité particulière, qu’elles relèvent notamment des données personnelles des citoyens français, des données économiques relatives aux entreprises françaises, ou d’applications métiers relatives aux agents publics de l’État : l’offre de cloud commercial retenue devra impérativement respecter la qualification SecNumCloud (ou une qualification...
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 27/01/2026 à 11:25
Citation Envoyé par Cpt Anderson Voir le message
C'est toutes les infrastructures réseaux de toutes les entreprises européennes qu'il faut remplacer et tous les OS. Un truc infaisable en vrai. Nous sommes ridicules !
je ne vois pas en quoi cette décision est ridicule... Ce qui est ridicule c'est de ne pas avoir œuvrer pour une souveraineté numérique de l'Europe depuis déjà des décennies!

Mais ce n'est jamais trop tard pour commencer...
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Avatar de Chipalipo
Futur Membre du Club https://www.developpez.com
Le 27/01/2026 à 12:08
Plutôt que de réinventer la roue, combien de logiciels actuellement utilisés par l'administration française pourrait être remplacé par une alternative libre, quitte à faire un fork pour les sécuriser ?

Citation Envoyé par Jon Shannow Voir le message
Linux -> noyau US
Si une décision est prise au niveau de l'état français, voire au niveau européen, mais il faut pas trop rêver non plus, on aurait largement les moyens de faire un fork du noyau linux et de le sécuriser pour qu'il soit utilisé par les services publics. Il en va de même pour tous les logiciels. Les fournisseurs suivront et feront des logiciels compatibles.
10  0 
Avatar de kaceko
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 23/03/2025 à 18:48
N'a-t-on pas nextcloud entreprise comme SAAS qui permet la transition avec les produits microsoft grace à l'intégration de leurs outils et collabora online?
Déjà la version community permet de le faire.
Toujours dépenser de l'argent pour donner l'impression de s'opposer à un système où les contrats sont souvent verrouillés pour plusieurs années.

bref, de l'enfumage à mon avis.
9  0 
Avatar de d_d_v
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 27/01/2026 à 10:47
Citation Envoyé par Cpt Anderson Voir le message
C'est toutes les infrastructures réseaux de toutes les entreprises européennes qu'il faut remplacer et tous les OS. Un truc infaisable en vrai. Nous sommes ridicules !
Je travaille dans une grosse boîte d'informatique (consultants et édition de logiciel) dans laquelle à une époque, ils avaient développé leur propres outils de communication (type Teams), et à un moment ils ont tout switché vers les outils Microsoft. Il doit y avoir plein d'outils comme ça qui traînent dans les placards de plusieurs entreprises qu'on pourrait remettre sur rails. En passant vers linux évidemment, tant qu'à faire (et en utilisant Wine pour pouvoir continuer à utiliser les outils Windows). Mais le problème, c'est que la plupart des dirigeants des entreprises en France sont des nuls en technologie.
5  0 
Avatar de ec
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 23/03/2025 à 18:30
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
France et Allemagne dévoilent "Docs" : l'alternative européenne à Google Docs et Microsoft Office 365
[...]Interface intuitive : L'interface, qui a été conçue pour être intuitive, facilite une adaptation rapide, même pour les utilisateurs débutants.[...]
C'est bien beau tout cela, mais qu'est-ce qu'il y a de concret pour l'utilisateur ?

Je viens de créer un compte pour voir. Je précise que je suis formateur Word et Excel notamment.

Je suis allé dans le traitement de texte et cela ne m'a pas du tout inspiré. On peut saisir du texte comme dans une messagerie, mais on ne voit aucun outils de mise en page. j'ai tout de suite laissé tomber.

Je suis ensuite allé créer un tableau dans une feuille de calcul, et quand on voit l'interface rudimentaire, avec juste 3 cellules, on se demande ce qu'on peut faire avec. J'ai commencé à créer un petit tableau, mais je n'ai pas trouvé le moyen de totaliser une colonne. Je suis retourné dans le TT et j'ai collé un article dedans. Puis j'ai eu l'idée "géniale" de sélectionner un mot, et oh miracle !, une barre d’outils est apparue, simple mais pas évident au premier abord. Ensuite j'ai découvert deux petits boutons à gauche de chaque paragraphe, qui donnent accès à des mises en forme et même à des insertions d'images, dont les paramétrages sont très rudimentaires pour quelqu'un qui maitrise Word (alignement, changement de taille, pas de choix d'habillage par le texte, pas de possibilité de rogner l'image...) .

Je suis retourné dans le tableur et j'ai découvert des boutons qui apparaissent si on clique sur un zone vierge, que rien ne signale ! mais je n'ai toujours pas trouvé le moyen d'écrire une formule de calcul. Il n'y a pas de coordonnées de cellules apparentes et si on essaye de saisir comme dans les tableur s classiques =sum() ou SOMME() etc.. rien ne fonctionne. Même =1+2+3 ne donne aucun résultat. Pourtant on peut télécharger son tableau en xlsx, donc ce tableur devrait comprendre la syntaxe Excel... Cela reste un mystère pour moi. Après des décennies d'habitudes des tableurs, les gens seront déroutés. Il y a des possibilités de filtrage et de tri, mais on ne voit rien pour les calculs. En allant dans le système d'aide, je suis tombé sur des formulations très compliquées que je n'ai pas réussi à réaliser sur mon petit tableau. Donc j'en déduis que ce tableur n'est pas du tout intuitif.
J'ai tenté d'importer un tableau simple fait avec Excel. IL n'importe pas les formules. Il colle les résultats des formules en valeur. Bref c'est nul d'un point de vue pratique.

Cela me donne l'impression d'avoir été fabriqué par des polytechniciens pour des polytechniciens. L'approche américaine, désormais traditionnelle, est beaucoup plus pratique et intuitive. J'ai l’impression que je dois apprendre pithon pour maitriser ce tableur.

Pourquoi ne pas partir sur un portage de Libre Office sur navigateur ?

Les orientations "Cloud au centre" de quoi ? Cela sent la centralisation à plein nez. Certes, c'est pour l'administration. mais il faudrait développer l'administration Objet, à l'image des langages objets, plutôt que l’administration procédurale et verticale.
4  0 
Avatar de foetus
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 24/03/2025 à 1:29
Citation Envoyé par ec Voir le message
Est-ce le rôle de l'Etat de développer des outils numériques ?
Si c'est important pour 1 indépendance du pays : en Chine il n'y a pas de Google et en Russie, pas de YouTube ni de Facebook (ils ont VK ou VKontakte)

Mais en Europe/ France c'est déjà trop tard : 1) du retard (mais beaucoup) sur les autres pays USA/ Chine/ Inde/ Russie 2) cela va faire au moins 2-3 ans qu'on utilise les systèmes américains (Microsoft Azur pour les administrations françaises)

Renseigne toi sur les projets souverains (on en [re]parle depuis le mandat de F. Hollande)
5  1 
Avatar de ec
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 23/03/2025 à 23:51
La façon dont des hauts fonctionnaires présentent la suite numérique sur le site de l'Etat français est assez croustillante :
"L’espace de travail souverain
Créez. Organisez. Collaborez. Un environnement open source, conçu pour le secteur public et ouvert aux communs."

"ouvert au commun" : on entend "aux sans dents" ou "à ceux qui ne sont rien". L'arrogance habituelle, j'allais dire naturelle, des hauts fonctionnaires français. Il n'est pas étonnant qu'ils déteignent sur nos présidents.
Quelle ambiance ampoulée !!!
En fait ils devaient être gênés aux entournures ouvert "au secteur public et au public" leur sonnait probablement très mal aux oreilles. Pourquoi ne pas mettre "ouvert aux fonctionnaires et au public" ? ou même "Ouvert au secteur public et au secteur privé". Cette dernière proposition serait plus en adéquation avec le fait qu'il faut renseigner son SIRET pour s'inscrire comme utilisateur. Mais franchement je déconseillerai aux entreprises d'utiliser ce système s'ils veulent garder une certaine indépendance vis-à-vis de la politique, ou ne l'utiliser que pour les échanges avec les administrations.
Est-ce le rôle de l'Etat de développer des outils numériques ?
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Avatar de kmedghaith
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 27/01/2026 à 16:30
C'est une étape nécessaire mais pas suffisante.
Il faut une stratégie cohérente et sur le long terme sur le plan européen.
Investissement dans les entreprises européennes (nous avons une épargne des plus élevées du monde), interdiction de revente, restriction d'accès au marché domestique aux entreprises non EU et enfin des droits de douane.
Au début ca sera dur mais au final ca va booster l'emploi et développer une industrie, augmenter les impôts, réduire le deficit et surtout être autonome (la dignité n'a pas de prix).
Mais pour faire ca, il faudra des politiciens qui ne sont pas passés par les young leaders ...
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Avatar de gbegreg
Membre expert https://www.developpez.com
Le 27/01/2026 à 19:29
Il existe des solutions françaises pour faire de la visio sécurisée et même on-premise si on le souhaite.
Je pense par exemple à Tixeo (https://www.tixeo.com/) basée à Montpellier.
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Avatar de smarties
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 24/03/2025 à 8:37
Le projet aurait du se baser sur OnlyOffice ou un autre projet OpenSource ou une autre solution open source existante au lieu de réinventer tout.

Résultat, le projet risque de ne pas séduire car loin d'être aussi aboutit que l'existant.

Sinon, pour saisir du texte, le format Markdown pourrait suffire pour de nombreux cas et il y aurait moins de documents avec une mise en page farfelue.
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