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Cédric O annonce une stratégie de près de 1,8 milliard d'euros pour soutenir la filière Cloud française,
Dont 667 millions d'euros de financement public

Le , par Stéphane le calme

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La crise sanitaire actuelle a mis en évidence le caractère essentiel des outils numériques pour la résilience de la société. Les organisations publiques comme privées ont accéléré fortement leur numérisation pour maintenir leur activité et proposer de nouveaux services. La plupart de ces services existent aujourd’hui grâce aux technologies de cloud computing qui permettent d’héberger et de traiter les données des entreprises, des administrations et des citoyens.

Le cloud représente trois enjeux majeurs pour la France : la transformation des entreprises et des administrations, la souveraineté numérique et la compétitivité économique.

Compte tenu de ce triple enjeu, transformation, compétitivité et souveraineté, le Gouvernement a décidé la mise en œuvre d’une stratégie nationale portant sur les technologies cloud, en cohérence avec les initiatives européennes en la matière. Cette stratégie s’articule autour de 3 piliers que sont le label Cloud de confiance, la politique « Cloud au centre » des administrations et enfin une politique industrielle mise en œuvre dans le prolongement de France Relance. L'objectif annoncé est de « protéger toujours mieux les données des entreprises, des administrations et des citoyens français tout en affirmant notre souveraineté ».

Considérant que le cloud constitue un potentiel économique indéniable pour l’Europe et pour la France, le Gouvernement a lancé le 17 mai 2021 une stratégie nationale pour le Cloud qui vise à relever les défis posés par le cloud en matière de souveraineté économique et technologique et de protection de données.

Le plan économique présenté constitue le troisième pilier de la stratégie nationale pour le Cloud, à la suite de la doctrine « Cloud au centre » pour transformer les pouvoirs publics et de la valorisation des offres de confiance détentrices du label SecNumCloud. Ce volet doté de 1,8 milliard d'euros, dont 667 millions d'euros de financement public, 680 millions d'euros de cofinancements privés et 444 millions d'euros de financements européens, s’inscrit dans le cadre du 4e Programme d’Investissements d’Avenir (PIA4) et de France Relance.

Vingt-trois projets de R&D, représentant 421 millions d'euros de financements publics, ont déjà été sélectionnés par l’État. 85 % des financements seront dirigés vers des PME, start-ups, et instituts de recherche, des projets open source ou des projets de relocalisation d’activités industrielles en France. Ils permettront de développer par exemple :
  • une nouvelle plateforme de edge computing pour l’internet des objets industriels (CEA, IMT, INRIA, System-X, Schneider Electric, Atos, Valeo, Véolia, Agileo, Dupliprint, MyDataModels, Nexeya, Prosyst, M&L, Solem, Tridimeo, Soben) ;
  • des jumeaux numériques pour la smart city (Gandi, Easy Global Market, Green Communications, Issy Media, New Generation SR, SmartB et Télécom Sud Paris) ;
  • une solution d’optimisation des ressources énergétiques dans un réseau edge-cloud (Platform.sh) ;
  • une nouvelle plateforme Cloud pour les acteurs de la recherche publique, avec des fonctionnalités avancées d’IA et de calcul haute performance (Genci, OVHCloud, Atos, ActiveEon, CNRS, HUBBLO, INRIA, CS Group, Qarnot Computing) ;
  • ou encore un nouveau catalogue de solutions PaaS et SaaS sur une infrastructure SecNumCloud (Outscale, AUCAE, Jamespot, NAOR Innov, Rohde&Scharwz, Smart Global Governance, Stormshield, TRUSTHQ).

Les prochaines étapes sur des segments décisifs seront lancées prochainement : outils collaboratifs, technologies de rupture, talents et compétence, montée en puissance du cloud de confiance.

Concernant le segment des offres de travail collaboratives (SaaS), un nouvel appel à manifestation d’intérêts sera ouvert avant la fin 2021.

Un appel à projets sera également ouvert au premier trimestre 2022 pour compléter le soutien aux projets de R&D, notamment ceux d’envergure européenne, ainsi que pour identifier de nouveaux projets disruptifs.

L’État ouvre également des travaux avec les acteurs émergents sur un dispositif d’accompagnement à l’obtention du label cloud de confiance.

Une enveloppe budgétaire sera allouée sur ces trois mesures en fonction des besoins.

De plus, 66 millions d'euros seront consacrés à la recherche autour de ces technologies de rupture, à travers un Programme et Équipements Prioritaires de Recherche (PEPR) piloté par le CEA et l’INRIA. Ce programme de recherche s’appuiera sur l’ensemble de nos forces de recherche académique dans des domaines allant du matériel au logiciel, de la consommation d’énergie, au développement de nouvelles architectures, de la cybersécurité et à l’intelligence artificielle, en synergie avec les autres stratégies sur le numérique lancées par le Gouvernement.

Les talents et la formation représentent un enjeu majeur pour répondre au besoin de personnel qualifié des fournisseurs de services Cloud ou pour faciliter l’adoption du Cloud chez les utilisateurs. 30 millions d'euros seront ainsi consacrés à la mise en place de nouvelles formations initiales et continues et feront l’objet d’un appel à manifestation d’intérêt spécifique.

L’ensemble de la contribution publique à la stratégie est financée par le 4e Programme d’Investissements d’Avenir et France Relance, à hauteur de 533 millions d'euros sur 2021-2022 puis 134 millions d'euros pour 2023 et les années suivantes.


Une stratégie européenne pour construire la souveraineté technologique du continent

La création d’espace de données, possiblement dans le cadre de GAIA-X, sera soutenue à hauteur de 150 millions d'euros. Hors l’incitation à la mutualisation de données des secteurs économiques, aujourd’hui indispensable à la compétitivité et aux capacités d’innovations de notre tissu d’entreprises, cette action donnera des perspectives commerciales claires aux offres de la filière Cloud française et européenne.

Cette stratégie industrielle a été construite pour se projeter au niveau européen et de prendre une part active dans les actions de l’Union en faveur du développement de la filière Cloud et de la protection des données, via GAIA-X et le Projet Important d’Intérêt Européen Commun.

Michel Paulin, Directeur Général de OVHCloud : « Cette stratégie d’accélération est une étape supplémentaire vers l’établissement d’une filière française de cloud robuste, capable de s’imposer durablement sur le marché européen et mondial. La France dispose de tous les atouts - talents, R&D, capacités d'investissements - pour développer des services cloud innovants, et performants qui garantissent non seulement la confiance et la protection des données, mais aussi la performance de solutions. Chez OVHcloud, ce cloud de confiance est déjà une réalité avec la disponibilité, depuis début septembre, d’offres cloud qualifiées SecNumCloud et la mobilisation, autour de nous, d’un écosystème d'acteurs proposant des services clefs (solutions cybersécurité, studios d’Intelligence artificielle ou logiciels de gestion d'entreprise). Ce dispositif complémentaire est une marque de confiance notable des pouvoirs publics et le signe d’un soutien marqué à notre écosystème. Nous espérons que le fruit de ces projets rencontrera un succès à la hauteur de cet investissement, auprès des utilisateurs de cloud, publics comme privés »

Cédric O, Secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques : « Nous concrétisons aujourd’hui notre ambition de toujours : faire émerger des champions industriels français et européens. Au total, ce sont près de 2 milliards d’euros qui seront mobilisés au niveau de la filière à horizon 2025. Nous avons les moyens et les capacités d’être les futurs leaders technologiques de demain et de faire rayonner les valeurs européennes de confiance dans le Cloud. C’est la plus belle des marques de confiance pour notre filière. L’entrée en bourse réussie d’OVH Cloud est la preuve la plus éclatante de la capacité de notre écosystème à franchir les étapes pour s’imposer. Rassemblé, l’écosystème français et européen va réussir sur le numérique et le Cloud. ».

Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation :

« L’émergence d’un Cloud français et européen est un enjeu essentiel pour la souveraineté numérique et technologique de notre pays et pour la compétitivité de notre industrie. Un effort inédit de 1,8 milliards dont près de 100 millions pour la recherche de pointe et la formation est mobilisé pour soutenir la filière Cloud française. En mobilisant toutes nos forces, de la recherche à la formation, de nos startups à nos entreprises, cette stratégie d’accélération nous donne les moyens de reconquérir notre souveraineté technologique dans le Cloud. »

Source : stratégie nationale pour le cloud

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Avatar de Jules34
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 04/11/2021 à 15:35
Ouah 1 milliards 8 contre les big data. On est vraiment à la dech en France.
Le secteur génèrerait 400 milliards de CA en 2022 donc j'avoue que c'est pas grand chose. C'est un problème d'échelle qui hélas, à moins de recourir à la mutualisation européenne ne peut pas être résolu.

Ah si !

Il faudrait que la France décide de créer sa propre infrastructure ou de ne recourir qu'à des opérateurs français. C'est sûrement (? je ne sais pas) impossible techniquement et en tout cas légalement c'est verboten, libre concurrence oblige () !

C'est dur de se lancer dans la production de mastodonte de la techno une fois que les petits sont devenus grands et capitalisent déjà plus que des pays développés...

Non désolé la seule solution c'est Mélenchon 2022 !! Avec Jean Lassalle en tête du ministère du REDRESSEMENT NUMERIQUE !

Par contre avec l'histoire de l'appel à projet ça peut être un beau tremplin pour des gens avec des idées (et comme chacun le sait en France on a peut-être pas de pétrole mais on a des idées ! S'agit ensuite, pas comme le nucléaire, de vendre les secrets de prod au premier venu)
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Avatar de ChemOuRoussOuJadot
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 04/11/2021 à 10:07
Ouah 1 milliards 8 contre les big data. On est vraiment à la dech en France.
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