Mark Zuckerberg, PDG de Meta, a déclaré que son entreprise pourrait se lancer sur le marché du cloud computing si elle dépensait trop pour ses centres de données et se retrouvait avec une capacité excédentaireMark Zuckerberg, le PDG de Meta, a déclaré que l'entreprise pourrait se lancer sur le marché du cloud computing si ses investissements dans ses centres de données d'intelligence artificielle (IA), qui s'élèvent à plusieurs milliards de dollars, venaient à créer une capacité excédentaire. S'exprimant lors de l'assemblée générale annuelle des actionnaires de Meta, il a indiqué que l'entreprise pourrait monétiser ses ressources informatiques inutilisées en les louant à des sociétés externes, ce qui positionnerait Meta comme un concurrent potentiel d'Amazon Web Services, de Microsoft Azure et de Google Cloud, tout en accélérant son expansion dans le domaine des services d'IA payants.
Meta Platforms, Inc. (opérant sous le nom de Meta) est une multinationale américaine du secteur des technologies dont le siège social est situé à Menlo Park, en Californie. Meta détient et exploite plusieurs plateformes de réseaux sociaux et services de communication de premier plan, notamment Facebook, Instagram, WhatsApp, Messenger et Threads. La société gère également un réseau publicitaire pour ses propres sites et pour des tiers. En 2023, la publicité représentait 97,8 % du chiffre d'affaires total de Meta. L'entreprise est considérée comme faisant partie des « Big Tech ».
Mark Elliot Zuckerberg est un homme d'affaires et programmeur américain qui a cofondé le réseau social Facebook et sa société mère, Meta Platforms. Il en est le président, le directeur général (PDG) et l'actionnaire majoritaire. Selon Forbes, la fortune de Mark Zuckerberg était estimée à 220 milliards de dollars en décembre 2025.
Le PDG de Meta, Mark Zuckerberg, a déclaré aux actionnaires que l'entreprise pourrait rivaliser avec Google, Amazon et Microsoft dans le domaine du cloud computing si ses investissements massifs dans les centres de données se traduisaient par une capacité excédentaire. Selon un rapport de CNBC, Mark Zuckerberg a déclaré lors de l'assemblée générale annuelle des actionnaires de Meta : « C'est tout à fait envisageable. »
Cette possibilité, évoquée par Mark Zuckerberg, intervient alors que Meta poursuit l’expansion de son infrastructure d’IA. En août 2025, l'entreprise exploitait déjà 28 centres de données dans le monde et avait annoncé la construction de deux nouvelles installations dans l'Ohio et en Louisiane pour faire progresser son objectif d'atteindre la « superintelligence ». Outre ces investissements, Meta a également acheté pour 10 milliards de dollars de services cloud à son concurrent Google, soulignant ainsi l'ampleur croissante de ses besoins en ressources informatiques.
Meta a considérablement revu à la hausse ses prévisions d'investissements pour le développement de l'IA, portant ses estimations pour 2026 à un montant compris entre 125 et 145 milliards de dollars, contre 115 à 135 milliards auparavant. Malgré des résultats du premier trimestre supérieurs aux attentes, l'action Meta a chuté de 7 % en avril 2026, les investisseurs s'inquiétant de l'ampleur des dépenses.
Mark Zuckerberg a toutefois rassuré les actionnaires en affirmant que l'entreprise pourrait monétiser la puissance de calcul inutilisée en la louant, soulignant que des sociétés externes contactaient régulièrement Meta pour acheter un accès. Le message de Zuckerberg aux investisseurs était clair : Meta ne considère pas ses dépenses en IA comme un risque, mais comme une porte d'entrée potentielle vers l'un des secteurs technologiques les plus lucratifs, dominé par Amazon Web Services, Microsoft Azure et Google Cloud.
Le PDG de Meta a souligné que les investissements massifs de l'entreprise reposaient sur la confiance dans sa stratégie à long terme. « Évidemment, si nous arrivons à un stade où nous estimons avoir surinvesti, c'est une option qui s'offre à nous, et c'est en partie ce qui nous donne confiance pour investir dans le développement de ce projet », a déclaré Mark Zuckerberg. Meta reste le seul grand hyperscaler américain à ne pas disposer d'une division dédiée aux services cloud, mais ses dépenses rivalisent avec celles de ses concurrents.
Au-delà des infrastructures, Zuckerberg a mis en avant l'engagement de Meta dans le domaine des assistants personnels alimentés par l'IA, en s'appuyant sur le modèle d'IA Muse Spark de l'entreprise. Il a déclaré que les utilisateurs seraient de plus en plus nombreux à réclamer des versions haut de gamme et à forte puissance de calcul de ces agents, ce qui créerait des opportunités de monétisation. Meta propose actuellement des fonctionnalités d'IA gratuites sur WhatsApp, mais travaille à l'élaboration d'un modèle de revenus à plus long terme.
Par ailleurs, Meta a annoncé qu'elle allait commencer à tester des formules d'abonnement mensuel pour son application et son site web Meta AI, au prix de 7,99 dollars ou 19,99 dollars par mois selon les fonctionnalités. Le déploiement débutera à Singapour, au Guatemala et en Bolivie. C'est la première fois que Meta facture directement ses services d'IA à ses utilisateurs. Mark Zuckerberg avait déjà laissé entendre qu'une monétisation par abonnement était envisageable, affirmant que l'amélioration des capacités d'IA pouvait justifier la mise en place d'offres premium.
La perspective d'expansion de Meta dans le domaine du cloud computing intervient alors que l'entreprise continue d'augmenter ses dépenses dans les infrastructures d'IA.
En avril 2026, Meta a renforcé son partenariat avec CoreWeave, la société de centres de données soutenue par Nvidia, en signant un nouvel accord de 21 milliards de dollars pour une infrastructure cloud dédiée à l'IA. Ce contrat, qui couvre la période de 2027 à 2032, s'ajoute à un précédent engagement de 14,2 milliards de dollars, portant le montant total des accords conclus entre les deux entreprises à 35,2 milliards de dollars. Cette série d'investissements reflète l'intensification de la concurrence entre les grands acteurs technologiques pour sécuriser des ressources de calcul à grande échelle, alors que les coûts liés au développement de l'IA ne cessent d'augmenter.
Source : Mark Zuckerberg, PDG de Meta, lors de l'assemblée générale annuelle des actionnaires de Meta ; CNBC
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