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« Mon vote en faveur du centre de données m'a coûté l'élection » : les centres de données énergivores suscitent la colère des électeurs et deviennent le cimetière politique des élus qui soutiennent ces projets

Le , par Mathis Lucas

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14  0 
L'expansion rapide des centres de données destinés à l'IA provoque un contrecoup politique majeur aux États-Unis, entraînant la défaite électorale de plusieurs responsables locaux et sénateurs. Les électeurs s'opposent à ces projets en raison de leur impact sur la consommation d'énergie et de la hausse redoutée des factures d'électricité domestiques. Ce mécontentement transcende les clivages partisans, forçant les candidats à revoir leur soutien à ces mégas projets pour apaiser les craintes environnementales et économiques de leurs administrés. Les protestations se multiplient à l'échelle mondiale et provoquent l'annulation de certains projets.

Autrefois présentés par les politiciens comme de formidables opportunités de développement économique, les centres de données d'IA sont aujourd'hui perçus comme une menace majeure par les citoyens américains. Les opposants dénoncent l'impact environnemental de ces infrastructures, pointant du doigt leurs surconsommations d'électricité et d'eau. En Europe, les dirigeants sont appelés à protéger les ressources naturelles déjà surexploitées.

Les données statistiques illustrent un rejet écrasant de ces infrastructures. Une enquête Reuters/Ipsos révèle que 57 % des Américains s'opposent catégoriquement à la construction d'un centre de données dans leur région, tandis qu'un maigre 14 % se sent à l'aise à l'idée de vivre à proximité de telles installations.

Cela ne s'arrête pas là. Ce désaveu est confirmé par un sondage Gallup soulignant qu'environ 7 Américains sur 10 s'opposent au développement local de centres de données liés à l'IA. De plus, une vaste étude du Pew Research Center menée auprès de plus de 8 500 adultes démontre que les citoyens considèrent majoritairement ces infrastructures comme profondément néfastes pour l'environnement, l'équilibre énergétique et leurs conditions de vie.

Les électeurs dénoncent une aberration écologique et énergétique

La soif inextinguible des centres de données en ressources naturelles engendre une pression environnementale insoutenable. Le mégaprojet Stratos, prévu dans l'Utah près du Grand Lac Salé, illustre parfaitement cette folie des grandeurs : cette installation aurait nécessité jusqu'à 9 gigawatts d'électricité, soit une consommation supérieure à celle de l'État de l'Utah tout entier. « Une ère dystopique s'annonce et la Terre en pâtira », a écrit un critique.


En Géorgie, l'approbation d'un projet d'expansion du réseau de 10 000 mégawatts a été sévèrement critiquée, car il sert avant tout à anticiper la demande énergétique délirante des centres de données. Sept Américains sur dix s'opposent à la construction de centres de données dédiés à l'IA dans leur région, dont près de la moitié (48 %) y sont fermement opposés. À peine un quart sont favorables à ces installations, dont 7 % y sont très favorables.

Face aux inquiétudes concernant l'utilisation massive de l'eau, de l'électricité et des terres, l'argument politique selon lequel « les centres de données sur l'IA dévorent votre électricité » offre aux opposants une rhétorique percutante et factuelle qui résonne auprès d'électeurs déjà sceptiques vis-à-vis de l'IA.

Le développement de ces infrastructures se fait au détriment direct du portefeuille des citoyens, créant une véritable crise d'abordabilité. Alors que l'inflation pèse sur les ménages, ces projets s'accompagnent souvent de subventions financées par les contribuables et menacent de faire exploser les factures résidentielles d'électricité pour couvrir les coûts d'infrastructure. Certaines des régions abritant ces installations ont vu les prix de l'électricité flamber.

Le cimetière politique des élus favorables aux centres de données

La colère face à ces projets jugés destructeurs s'est rapidement transformée en une arme politique redoutable, balayant de nombreux élus qui avaient osé les soutenir. Dans l'Utah, le puissant président du Sénat de l'État et plusieurs fonctionnaires ont été battus lors des primaires pour avoir fait avancer le tentaculaire projet Stratos en ignorant les préoccupations exprimées par les communautés locales. Une situation qui profite à l'opposition.

« Est-ce que je pense que mon vote en faveur du centre de données m’a coûté mon élection ? Oui, je le pense », a déclaré l’ancien commissaire du comté de Box Elder, Lee Perry, après avoir reconnu sa défaite aux primaires, alors qu’il avait voté en faveur du projet Stratos, une initiative très controversée.

Dan Cassino, professeur de sciences politiques à l'université Fairleigh Dickinson et directeur du FDU Poll, a fait valoir que les centres de données sont déjà devenus un enjeu majeur dans les primaires, l'accessibilité financière étant désormais au cœur de la politique américaine et les prix de l'énergie étant devenus « le symbole actuel de l'accessibilité financière ». Selon lui, ces projets imposent un compromis inacceptable pour les résidents.

« Rien de tout cela n’aurait d’importance si les électeurs appréciaient ce que leur apportent les centres de données, mais ils n’en voient pas l’intérêt. “Vous paierez l’énergie plus cher, mais soit vous perdrez votre emploi, soit votre plan d’épargne retraite s’effondrera” : ce n’est pas un compromis que la plupart des électeurs sont prêts à accepter », a ajouté Dan Cassino. Les politiques de l'ensemble du pays commencent à ressentir cette colère :

  • Utah : le président du Sénat de l'État (J. Stuart Adams), l'ancien commissaire du comté de Box Elder (Lee Perry), ainsi que plusieurs autres fonctionnaires du comté ont perdu leurs élections primaires après avoir soutenu le vaste projet de centre de données Stratos près du Grand Lac Salé ;
  • Virginie (Warrenton) : les quatre membres du conseil municipal qui avaient approuvé un projet de centre de données pour Amazon ont perdu leur siège, remplacés au cours des deux dernières années par de nouveaux membres ayant fait campagne sur leur opposition à ces projets ;
  • Missouri (Festus) : en avril 2026, les électeurs ont évincé la moitié des membres du conseil municipal de la ville après que ces derniers ont soutenu un projet de centre de données estimé à 6 milliards de dollars ;
  • Oregon (Cascade Locks) : en juin 2023, les électeurs ont voté la révocation de deux commissaires du port de Cascade Locks parce qu'ils avaient soutenu les négociations concernant un projet de centre de données pour Roundhouse Digital Infrastructure ;


L'opposition exploite ce climat pour les élections de mi-mandat

Les défaites de Stuart Adams et de plusieurs élus de comté liés à ce projet suggèrent que l’opposition aux centres de données ne se limite plus à des litiges d’urbanisme, mais qu’elle émerge comme un enjeu électoral capable de bouleverser le cours des élections. Le républicain Stuart Adams, qui avait auparavant été réélu haut la main, a été battu par un adversaire dont l’une des principales promesses de campagne était de s’opposer à ce projet.


Les centres de données sont mis à contribution pour mener les campagnes électorales de mi-mandat. Dans la course au poste de gouverneur de Floride, le républicain James Fishback a inscrit l’opposition aux centres de données destinés à l'IA dans son programme électoral, affirmant sur son site de campagne qu’il les interdirait dans les 67 comtés et arguant que ces installations ont des répercussions sur les factures foncières, d’eau et d’électricité.

Le représentant Byron Donalds, candidat républicain au poste de gouverneur, soutient l’expansion des centres de données, mais réclame des réglementations telles que des systèmes d’eau en circuit fermé. Dans le Michigan, les centres de données sont devenus un enjeu de la primaire démocrate au Sénat.

Les candidats ont été interrogés sur l’IA et les centres de données lors d’un débat en mai : l’ancien directeur de la santé de Détroit, Abdul El-Sayed, a critiqué la sénatrice de l’État Mallory McMorrow pour son soutien aux allègements fiscaux accordés aux centres de données, tandis que la députée Haley Stevens a déclaré que les États-Unis devaient rivaliser avec la Chine tout en protégeant les habitants du Michigan contre les coûts liés ces projets.

Certains élus s’efforcent également de limiter les coûts liés à l’expansion des centres de données. En juin 2026, le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a donné pour instruction aux autorités de régulation de l’État d’empêcher que les coûts d’infrastructure des centres de données ne soient répercutés sur les consommateurs résidentiels et d’exiger que ces centres financent eux-mêmes les infrastructures électriques nécessaires à leur fonctionnement.

Dans le Michigan et la Géorgie, les candidats démocrates établissent également un lien entre les centres de données et les coûts de l’électricité. En France, la protestation contre les centres de données concerne une quinzaine de projets majeurs et reposent sur plusieurs arguments et actions spécifiques :

  • aberration écologique : les critiques soulignent l'immense appétit énergétique des centres de données. Par exemple, le plus grand centre de données de France, situé à La Courneuve (Île-de-France), consomme à lui seul l'équivalent de l'électricité d'une ville de 50 000 habitants. De plus, les besoins massifs en eau pour le refroidissement et la chaleur rejetée inquiètent les riverains, comme c'est le cas pour le projet Microsoft à Petit-Landau (Haut-Rhin) ;
  • artificialisation des sols : des collectifs s'opposent à la transformation de terres agricoles ou de zones naturelles pour bâtir ces hangars géants ;
  • localisation des contestations : plusieurs implantations prévues ou en développement cristallisent la colère citoyenne. Des oppositions concrètes sont visibles dans des zones comme Petit-Landau, près de Grenoble, ou encore en Île-de-France (Vitry-sur-Seine, Wissous, Le Bourget) ;
  • actions sur le terrain : les militants s'organisent via des collectifs locaux pour exiger la transparence sur les consommations et alerter l'opinion publique, aboutissant parfois à des recours juridiques ou des actions de sensibilisation.


L'Europe est appelée à protéger ses ressources déjà surexploitées

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Avatar de suricata
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 08/08/2026 à 12:19
Le plus grand centre de données IA prévu en Californie, qui s'était engagé à ne pas utiliser l'eau du fleuve Colorado, a intenté une action en justice pour obtenir l'accès à 984 000 mètres cubes d'eau par an
Avec le réchauffement climatique, l'agriculture a besoin de plus d'eau des nappes phréatiques. Entre se nourrir et refroidir des centres de calcul, le choix devrait être simple, non ?

L'Europe de l'ouest et centrale vivent une sécheresse inédite et particulièrement la France. Les agriculteurs ont besoin de milliards d'aide, alertent les syndicats agricoles. Et on est sur le plug, baby plug au niveau politique européenne et française.

Je n'utilise que peu d'eau par effort pour préserver le bien commun. Mais si c'est pour faire pousser des datacenters, alors je vais arrêter de faire des économies.

Je tiens à préciser que je n'utilise pas d'IA du tout. Luxe dont tout le monde se passait très bien avant 2023. Cette hérésie doit s'arrêter car, au delà des effets néfastes sur notre monde interconnecté, elle accélère de manière incontrôlée l'incendie de notre maison.

edit : je tiens à préciser que le jour du dépassement en France est au mois d'Avril. C'est à dire que la France a consommé en moins de 4 mois ce que la Terre était capable de lui accorder en ressources naturelles en 1 an.
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 16/07/2026 à 23:36
Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
[...]Selon le cabinet d’études Windfall Trust, ils peuvent diriger le développement de l’IA sur le plan national en finançant des infrastructures d’IA à forte intensité capitalistique, prendre des participations dans des entreprises spécialisées dans l’IA et capter une part des gains économiques générés par l’IA au profit du Trésor public.[...]
Quels gains économiques? C'est plutôt une tentative même pas cachée de rejouer ce qui marche: nationaliser les pertes des entreprises privées. En gros, des charlots comme Altman, Satya, etc font n'importe quoi, et ce serait au peuple d'éponger les pertes avec les impôts???

Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Quel regard portez-vous sur les menaces croissantes visant les dirigeants du secteur de l'IA ?
Est-ce vraiment étonnant?

Je veux dire, on a d'un côté une dizaine d'ultra-ultra riches, aux tendances sociopathes, complètement déconnectés de la réalité, qui appuient de toutes leurs forces financières sur les médias et certaines boîtes depuis trois ans, tous les jours, pour essayer de refourguer de force au reste du monde, un futur dystopique.

Ils dilapident des sommes absolument folles dans une technologie qui au mieux relève du gadget/prototype, quand elle n'est pas complètement à côté de la plaque.

Ils détruisent l'environnement de millions de personnes pour ces produits pourris, diminuent le niveau de vie des masses, font monter les prix de l'énergie.

Avec tout ça, la grande majorité de la classe dominante dans les états et les entreprises, déconnectée également, est incapable de réfléchir rationnellement, et se dit que si ces types ultra-riches dépensent autant d'argent, c'est forcément que c'est utile et les suivent comme des moutons, même si personne n'a encore pu démontrer le moindre bénéfice généré grâce à ça.

Tout ce beau monde, procède à des licenciements régulièrement, pour éponger l'argent perdu dans l'IA, parce que maintenant, il n'y a plus de honte à se débarrasser de la masse salariale pour ce genre de choses: les actionnaires sont contents, tant qu'ils ne perdent pas d'argent sur le court terme.

Tout ça, ça représente quoi? 1000 personnes? 10 000? 1 000 000? En comparaison des milliards d'habitants sur cette planète, est-ce que ça étonne encore que certains commencent à grincer des dents?
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Avatar de Escapetiger
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 10/07/2026 à 12:24
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Si les usa sont pas capable de construire des datacenters, le mexique, canada ou d'autres voisins se feront une foies de les construire....
Il va falloir aller dire ça aux habitants de Quilicura au Chili...


Chili : asséché par les data centers | ARTE Reportage (2025)

Durée: 25'
[1]

29 déc. 2025 #reportage #arte #sécheresse
Reportage disponible jusqu'au 02/11/2028

Au Chili, l’eau disparaît. Pas seulement à cause de la sécheresse, mais aussi du cloud. Ce nuage qui n’amène jamais de pluie. Dans la banlieue nord de Santiago, les marais s’assèchent, les nappes phréatiques se vident et les paysans se retrouvent contraints de migrer.

En cause : les data centers, ces usines du numérique qui font tourner l’intelligence artificielle mondiale. Pour refroidir leurs serveurs, les géants de la tech pompent des millions de litres chaque jour – dans un pays frappé par une sécheresse endémique depuis plus d’une décennie. Et ce n’est qu’un début : le gouvernement chilien vient d’approuver l'an passé, le plan national des data centers qui envisage de multiplier par trois le nombre de centre de données sur l'ensemble du territoire. De trente-trois aujourd'hui, le Chili comptera dans quelques années une centaine de data centers, faisant du pays le hub numérique le plus dense d’Amérique latine.
À travers le combat d'artisans vivant des ressources du marais de Quilicura près de la capitale Santiago, mais aussi celui d’activistes du climat, de familles d’agriculteurs et de réfugiés climatiques contraints de s’exiler, une bataille bien plus vaste se joue. Celle d’une transition numérique mondialisée qui s’implante dans les territoires fragiles, souvent au détriment des populations locales et des équilibres écologiques.

#sécheresse #reportage #arte

Reportage, 2025

https://www.arte.tv/fr/videos/128630...-data-centers/
Chili : asséché par les data centers - Regarder le documentaire complet | ARTE

  • Réalisation: Pierre Morel
  • Auteur.e: Pierre Morel
  • Image: Pierre Morel, Ariel Marinkovic
  • Montage: Thibault Leclerc
  • Production: Hikari Films
  • Producteur/-trice: Frédéric Lafont
  • Fixeur: Mauricio Rabuffetti
  • Pays: France
  • Année: 2025

& un article trouvé sur la toile:

https://jiec.fr/zone-humide-de-quili...-de-lhumanite/
Zone humide de Quilicura*: un espace vital pour la survie des communautés et de l'humanité

Par Julie, 9 janvier 2025

Lorsqu'Elisa Muñoz Méndez se souvient de l'endroit où elle est née et a grandi, dans la commune de Quilicura, elle est émue en parlant des paysages qui entouraient sa maison. « Pour moi, les zones humides étaient comme le prolongement de ma terrasse. Je parle d'un Chili qui n'existe plus et d'une commune entièrement agricole », explique cet artisan textile et vannier qui vit dans le nord de la capitale chilienne, Santiago.

Aujourd'hui, cette partie de la ville est une plaque tournante où convergent le développement industriel, immobilier et agricole et coexiste avec plusieurs décharges informelles qui entourent la zone humide de Quilicura, la plus grande de la région et la deuxième au niveau national. Les experts disent qu'il s'agissait d'une zone humide préhistorique, faisant partie d'une lagune asséchée et aujourd'hui réduite à ces vestiges...
https://jiec.fr
Jiec : Sauvons la planète !

[1]
Merci à _toma_ ici
3  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 08/08/2026 à 18:07
Priorité à l'environnement ou focus sur l'innovation et la souveraineté numérique ? Les datacenters créent un dilemme
Le plus gros projet de datacenter qui va consommer des quantités d'électricité et d'eau stratosphériques en Suisse alors que le pays subit une sécheresse historique est construit par... Une société américaine!

Les datacenters qui ont été bombardés par l'Iran dans les différents pays arabes étaient des datacenters appartenant à... des sociétés américaines comme Amazon!

C'est cela la "souveraineté numérique" ???

Construire un datacenter dans un pays n'est pas synonyme de "sauveraineté numérique" du pays mais assurément de "destruction de l'environnement" du pays en question!!!
3  0 
Avatar de RenarddeFeu
Membre averti https://www.developpez.com
Le 27/06/2026 à 9:51
Citation Envoyé par Jsaintyv Voir le message
1) Ce sujet suscite tellement de discussions en ligne qu’il est difficile de croire qu’il ne soit pas influencé.
Il est évident que des entreprises ou des États soutiennent cette thématique, dans un sens ou dans l’autre, pour servir leurs propres intérêts.
Je reconnais que les data centers ne sont pas la solution écologique idéale, mais ce ne sont pas non plus des raffineries ou des aéroports.

2) À mon avis, investir dans un méga data center est actuellement un pari risqué, voire irréfléchi.
a) Trump et les États-Unis fournissent toutes les raisons de remettre en question l’hypercentralisation.
b) Les performances des modèles d’IA embarqués open source progressent de manière exponentielle. Surtout, des entreprises ont tout intérêt à ce que ces modèles deviennent plus performants.
D’ailleurs, les besoins en mémoire et en puissance de calcul ne font que diminuer.
Il est probable que Nvidia, Intel, AMD et ARM gagnent davantage d’argent en équipant des micro-ordinateurs avec des solutions d’IA embarquée, plutôt qu’en vendant des systèmes à des entreprises qui, actuellement, vendent leurs tokens à perte.
Selon moi, cela explique pourquoi Nvidia et ARM ont annoncé produire leurs propres processeurs : ils ont compris qu’ils devaient construire un écosystème favorable pour capter le futur marché de l’IA embarquée dans les PC.
Pour ma part, je pense que la France a un tel déficit en matière de datacenters qu'il n'y a aucun risque à investir dedans.

Même si la bulle IA s'effondre, on pourra toujours offrir du cloud, et rapatrier nos données de ce côté de l'Atlantique. Parce que la menace est réele : si l'administration américaine décide du jour au lendemain d'interdire aux entreprises françaises d'utiliser AWS et autres, cela va provoquer une crise majeure.
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 08/08/2026 à 15:20
Citation Envoyé par suricata Voir le message
Avec le réchauffement climatique, l'agriculture a besoin de plus d'eau des nappes phréatiques. Entre se nourrir et refroidir des centres de calcul, le choix devrait être simple, non ?
Non, ça n'est pas si simple, car il ne s'agit pas vraiment des "écologistes contre les partisans de la souveraineté numériques", comme on essaye souvent de nous le faire croire, mais des habitants contre les spéculateurs de la bulle IA. Ces gens sont très riches, et savent que si l'eau, l'électricité et la nourriture deviennent hors de prix pour la plèbe, eux pourront continuer de se les payer...

Et puis la souveraineté numérique a bon dos: ce datacenter à Beringen, contre lequel les locaux protestent, c'est une société américaine, par exemple!

Et la France n'est pas épargnée: Américains, Canadiens, Émiratis, rien n'est souverain dans ces projets de datacenters!
2  0 
Avatar de totozor
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 07/07/2026 à 7:23
Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous de l'impact des centres de données sur les ménages ?
Que pensez-vous de la démarche des autorités du comté de Henrico face à la hausse des prix de l'électricité ?
Est-on vraiment en train de dégrader le niveau de vie des gens pour une solution qui ne fait maintenant que des promesses en ce qui concerne l'amélioration de la vie?
Précarisation par les licenciement
Précarisation par l'augmentation du cout de la vie.
Désastre écologique.
Nous allons voir jusqu'où les américains sont libéraux.
1  0 
Avatar de tepaze
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 08/08/2026 à 23:58
De mon point de vue c'est surtout une question de modèle de société.
Soit on est dans un monde capitaliste, et on doit rester (entrer ?) dans la course de l'IA, au risque d'être disqualifié - économiquement parlant - si celle-ci représente réellement une révolution économique - et c'est une éventualité qu'il ne faut pas écarter.
Soit on est dans un autre monde, qui reste a construire, dans lesquel les ressources vitales doivent être protégées (pour faire bref).
1  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 09/08/2026 à 9:56
Citation Envoyé par tepaze Voir le message
De mon point de vue c'est surtout une question de modèle de société.
Soit on est dans un monde capitaliste, et on doit rester (entrer ?) dans la course de l'IA, au risque d'être disqualifié - économiquement parlant - si celle-ci représente réellement une révolution économique - et c'est une éventualité qu'il ne faut pas écarter.
Soit on est dans un autre monde, qui reste a construire, dans lesquel les ressources vitales doivent être protégées (pour faire bref).
Cela ne se limite malheureusement pas à parler d'être ou ne pas être dans un "modèle de société capitaliste"... On parle du devenir de l'être humain!!!

Pour info, publication du 9.08.2026 de l'AFP:

Va-t-on devenir stupide à force d’utiliser l’IA générative?

Alors que l’intelligence artificielle s’immisce toujours davantage dans nos tâches quotidiennes, plusieurs études mettent en évidence le phénomène de «délégation cognitive», accentué par les outils d’IA, qui nous pousserait à traiter l’information en recherchant systématiquement le moindre effort cognitif.
...

Or, de récentes publications scientifiques sur des échantillons circonscrits ont pointé que déléguer des tâches à l’IA peut avoir des conséquences négatives sur la mémorisation, la prise de décision ou encore le jugement critique.

...

"Ce qui est inquiétant, c’est que l’IA n’est pas un outil fait pour une tâche spécifique mais peut être utilisée pour toute activité intellectuelle de raisonnement
Grace Liu, doctorante à l’université américaine Carnegie Mellon
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Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 18/08/2026 à 20:42
Euh, n'est-ce une partie des soucis des fuites que connait la France actuellement ? Il ne peut pas y avoir de "souveraineté numérique", cela n'existe pas. C'est une phrase vide de sens, du blabla novlang pour bobo déconnecté... mais connecté en fait
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