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Pour Kevin O'Leary, les détracteurs de son projet de méga data center IA en Utah sont des « manifestants payés pour le faire ». Selon lui, la campagne de protestation en ligne serait lancée en partie par l'IA

Le , par Stéphane le calme

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Pour Kevin O'Leary, les détracteurs de son projet de méga data center IA en Utah sont des « manifestants payés pour le faire ».
Selon lui la campagne de protestation en ligne serait lancée en partie par l'IA

Approuvé en catimini, contesté avec fureur : le méga-datacenter d'un milliardaire de la téléréalité met l'Utah à feu et à sang. Le projet Stratos de Kevin O'Lear, 40 000 acres, 9 gigawatts, entièrement alimenté au gaz naturel, a été validé à l'unanimité par les commissaires du comté de Box Elder le 4 mai 2026, sous les huées d'une foule de plusieurs centaines de résidents. Réponse de l'investisseur vedette de Shark Tank : les opposants sont des « activistes professionnels » téléguidés et acheminés par bus depuis d'autres États, dont certains animés par de l'intelligence artificielle. Une rhétorique qui masque mal les contradictions factuelles d'un projet hors norme aux implications environnementales potentiellement catastrophiques.

Début mai, à Tremonton, dans le comté de Box Elder (Utah), les commissaires du comté ont été submergés par des centaines de manifestants scandant « Shame ! Shame ! Shame ! » (Honte ! Honte ! Honte !) lorsqu'ils ont voté à l'unanimité en faveur d'un gigantesque projet de datacenter « hyperscale » dédié à l'intelligence artificielle, que de nombreux résidents craignent pour ses effets sur les prix de l'énergie et l'accès à l'eau.

Le projet en question, baptisé « Stratos » par les autorités de l'État, est porté par Kevin O'Leary, l'investisseur canadien connu du grand public pour son rôle dans l'émission de téléréalité Shark Tank, via sa société O'Leary Digital, en partenariat avec le promoteur local WestGen. Le développement, surnommé « Wonder Valley » en référence au surnom télévisuel de l'investisseur (« Mr. Wonderful ») couvrirait plus de 40 000 acres du nord de l'Utah, soit plus de deux fois et demie la superficie de Manhattan.

Lors de la réunion du 4 mai, lorsque les débats ont commencé, le président de la commission du comté, Tyler Vincent, a annoncé qu'il n'y aurait pas de période de commentaires publics, ce qui a provoqué un retard de plusieurs minutes avant que la séance ne puisse reprendre. Selon Vincent, ils continuaient de négocier avec la MIDA et utilisaient cette réunion comme une opportunité de fournir des informations complémentaires aux résidents du comté.

Un projet pharaonique aux chiffres vertigineux

Pour mesurer l'ampleur du projet Stratos, les chiffres parlent d'eux-mêmes. Le campus de datacenters pourrait consommer à terme 9 gigawatts de puissance, soit plus du double de la consommation électrique moyenne actuelle de tout l'État de l'Utah, estimée à environ 4 gigawatts. La première phase prévoit à elle seule 3 gigawatts de capacité de génération.

Toute cette énergie sera produite sur site grâce à une connexion directe au Ruby Pipeline, un gazoduc interstate de 680 miles qui traverse le nord de l'Utah entre le Wyoming et l'Oregon. Autrement dit : pas de renouvelables, contrairement à ce qu'a affirmé O'Leary sur les réseaux sociaux. Le directeur exécutif de la MIDA, Paul Morris, a déclaré aux commissaires du comté que l'installation « ne prendrait pas un seul électron » du réseau existant et pourrait même, à terme, réinjecter de l'énergie excédentaire.

Les conséquences climatiques projetées sont sévères. Selon le professeur Kevin Perry, spécialiste des sciences de l'atmosphère à l'Université de l'Utah, le projet entraînerait une augmentation de 50 % des émissions de CO₂ de l'État. Le campus serait localisé dans le bassin versant du Grand Lac Salé, un lac qui a déjà perdu environ la moitié de sa surface, dont le lit asséché libère des poussières toxiques dans l'air respiré par les habitants, et pour la restauration duquel l'Utah a consacré un milliard de dollars sans résultat suffisant.

La question de l'eau est au cœur des craintes locales. Des scientifiques ont relevé que la MIDA prétend que la première phase de 3 gigawatts n'utiliserait que 24 acres-pieds d'eau, un chiffre que le professeur Robert Davies de l'Université d'État de l'Utah a calculé comme étant 97 % plus efficace que la centrale à gaz la plus efficace des États-Unis, rendant la prétention physiquement invraisemblable. Le professeur Patrick Belmont, de la même université, est allé plus loin, affirmant que le projet anéantirait tous les gains de restauration accomplis sur le Grand Lac Salé.


Un calendrier expéditif qui soulève des questions de gouvernance

Au-delà de l'impact environnemental, c'est la vitesse à laquelle le projet a été mené qui interpelle. Les commissaires du comté ont indiqué n'avoir entendu parler du projet que par des « rumeurs » lors de la dernière session législative, avant d'être invités à se prononcer en quelques jours sur un projet multimilliardaire affectant le bassin du Grand Lac Salé.

Le projet est porté par la Military Installation Development Authority (MIDA), une agence quasi-gouvernementale de l'État qui coordonne le développement sur des terrains militaires. Pour « attirer » O'Leary, la MIDA a approuvé le 24 avril une réduction massive de la taxe sur l'utilisation de l'énergie, la faisant passer de 6 % à 0,5 %. « C'est une compétition », a déclaré le directeur de la MIDA, Paul Morris, au conseil d'administration. En outre, 80 % des recettes fiscales foncières générées par le développement seraient reversées à O'Leary Digital.

Les développeurs du projet (O'Leary, WestGen et la MIDA) l'ont accéléré sans procéder à une évaluation environnementale suffisante. S'ils affirment avoir modélisé les impacts sur la qualité de l'air et proposé des technologies de « zéro net en eau », aucune donnée ni analyse n'a été publiée pour étayer ces affirmations.


O'Leary contre-attaque : « activistes payés » et IA générative

Face à la controverse, Kevin O'Leary a opté pour une stratégie de contre-offensive sur les réseaux sociaux, via une vidéo publiée sur X. L'investisseur a affirmé que plus de 90 % des manifestants n'étaient pas des habitants de l'Utah ou du comté de Box Elder, et qu'ils avaient été acheminés par bus depuis d'autres États. Il a ajouté que les protestants étaient des « protestataires professionnels payés par quelqu'un ».

Il est allé plus loin dans ses accusations : O'Leary a également suggéré qu'une partie de l'opposition était amplifiée par l'intelligence artificielle, laissant entendre que des comptes ou des commentaires générés automatiquement alimentaient le mouvement de contestation en ligne. Des affirmations présentées sans la moindre preuve à l'appui.

Sur le fond environnemental, O'Leary a tenté de se positionner en expert. Il s'est défendu en se présentant comme « le seul développeur de datacenters sur Terre à avoir obtenu un diplôme en études environnementales », se disant pleinement conscient des enjeux liés à l'air, à l'utilisation de l'eau, à la chaleur et au bruit. Il a aussi évoqué des technologies de refroidissement avancées et la possibilité d'intégrer du solaire, de l'éolien et des batteries au mix énergétique. Problème : le projet est alimenté entièrement par du gaz naturel, selon la fiche technique publiquement disponible du datacenter, ce qui contredit frontalement ses déclarations sur les énergies renouvelables.

Darren Parry, militant amérindien, a pour sa part pris la défense du droit à protester au-delà des frontières du comté, en rappelant que les essais nucléaires aériens menés dans le Nevada pendant la Guerre froide avaient été décidés par un petit groupe mais avaient affecté un très grand nombre de personnes. « Quand on nous dit que seuls ceux d'un comté comptent, et que les autres ne devraient pas avoir voix au chapitre, nous devons nous souvenir : il arrive que ce qui se passe en un endroit dépasse cet endroit », a-t-il déclaré.


La course à l'IA comme argument de sécurité nationale

Au-delà de la rhétorique environnementale, c'est un autre registre qu'O'Leary a mobilisé pour faire avancer son projet : la compétition géopolitique avec la Chine. Lors d'une réunion du conseil de la MIDA, il a déclaré : « La Chine a construit 400 gigawatts de nouvelle capacité électrique au cours des 24 derniers mois, et une grande partie alimente des datacenters d'IA. Nous sommes en course avec eux. »

Cet argument de sécurité nationale n'est pas propre à O'Leary. Il s'inscrit dans une tendance plus large de l'industrie tech américaine. SoftBank prévoit un campus en Ohio ciblant 10 gigawatts avec une flotte de turbines à gaz, tandis que Meta s'est récemment engagé à financer sept nouvelles centrales à gaz naturel pour une installation de 7 gigawatts en Louisiane. Le projet Stratos se situerait entre les deux en termes de capacité brute.

Le projet Stratos représente ce que certains analystes appellent le phénomène du « shadow grid » : des datacenters qui construisent leur propre capacité de génération d'énergie plutôt que d'attendre des connexions au réseau existant, qui peuvent prendre des années à obtenir. Cette logique de contournement infrastructure s'avère commode économiquement, mais soulève des questions profondes sur la planification énergétique collective et les externalités environnementales supportées par les populations locales.

Ce que l'approbation ne clôt pas

Le président de la commission du comté, Tyler Vincent, a lui-même reconnu cette réalité : « Ce n'est pas la fin du processus. » En effet, des recours formels ont déjà été déposés auprès des ingénieurs de l'État, et des procédures judiciaires environnementales se profilent. Le projet devra encore naviguer à travers le processus d'autorisation environnementale de l'Utah, où les droits sur l'eau et les impacts sur les écosystèmes feront l'objet d'un examen bien plus rigoureux.

Le Sierra Club a réagi à l'approbation par un communiqué cinglant : « La décision de la commission reflète malheureusement un schéma qui place les pollueurs et les profits avant les personnes », a déclaré Franque Bains, directeur du chapitre Utah du Sierra Club. « Alors que le Grand Lac Salé est déjà en crise, approuver un projet qui consommera de l'eau et de l'énergie à cette échelle est irresponsable et dangereux. »

Des opposants continuent de qualifier Stratos de projet de vanité milliardaire destiné à piller les ressources naturelles de l'Utah, avec peu de considération pour son impact sur les résidents. Robert Davies, professeur de physique à l'Université d'État de l'Utah, a déclaré que le Grand Lac Salé « abrite des systèmes vivants extraordinaires » et que « des projets comme celui-ci pénètrent dans des environnements comme celui-ci et en rayent les systèmes vivants ».

L'affaire Stratos illustre une tension structurelle de la décennie : la ruée vers l'infrastructure d'IA, portée par des acteurs privés aux moyens colossaux et aux calendriers ultra-comprimés, se heurte à des populations locales qui n'ont ni l'information, ni les outils juridiques, ni le temps de peser réellement sur des décisions aux conséquences multigénérationnelles. Que Kevin O'Leary soit ou non sincère dans son brevet d'expert environnemental, la question de fond n'est pas sa formation universitaire : c'est celle du droit des communautés à décider, à leur rythme, de ce qui advient de leur eau, de leur air et de leur paysage.

Sources : Kevin O'Lear, vidéos dans le texte

Et vous ?

Gouvernance accélérée : Des autorités quasi-gouvernementales comme la MIDA peuvent approuver des projets d'infrastructure colossaux en quelques semaines, avant même toute évaluation environnementale complète. Est-ce un modèle souhaitable pour répondre à la course à l'IA, ou un contournement démocratique inacceptable ?

Rhétorique des « activistes payés » : La tactique consistant à délégitimer une opposition en l'accusant d'être orchestrée de l'extérieur ou financée par des intérêts obscurs est désormais un classique. Dans quelle mesure ce type de discours parvient-il encore à faire effet, à l'heure où les outils de vérification sont largement accessibles ?

Gaz naturel et course à l'IA : Les géants du secteur (SoftBank, Meta, O'Leary) convergent vers le même modèle : des datacenters off-grid alimentés au gaz, présentés comme des solutions temporaires ou techniques. Ce choix hypothèque-t-il irrémédiablement les objectifs climatiques pour la prochaine décennie ?

Sécurité nationale comme argument décisif : L'argument « la Chine construit, nous devons construire » suffit-il à justifier des projets approuvés sans étude d'impact complète ? À quel moment la rhétorique géopolitique cesse-t-elle d'être un argument et devient-elle un blanc-seing pour n'importe quel projet ?

Le Grand Lac Salé comme cas d'école : Avec un lac déjà à moitié asséché, un milliard de dollars de restauration et des projections scientifiques alarmantes, l'Utah est-il le bon terrain pour l'une des plus grandes infrastructures numériques jamais construites ? Ou est-ce précisément là que le conflit entre économie numérique et résilience écologique sera tranché pour les années à venir ?
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Avatar de NotABread
Membre actif https://www.developpez.com
Le 03/06/2026 à 10:19
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
on a surtout affaire à des extrémiste anti progrès, le train de l'ia et la et ceux qui veulent pas le prendre tant pis pour eux j'ai envie de dire. Le train internet a fait pas mal de ménage aussi en son temps.
Et que faire des cas bien réels des data center construits pour l'IA qui ont des impacts néfastes sur les riverains ? On a par exemple:
- pollution de l'air par xIA qui l'air rend moins respirable parce que le gaz est utilisé pour l'alimenter
- data center d'Amazon qui a rendu l'eau d'une nappe phréatique trouble (et donc non potable)
- des villes qui pourraient ne plus avoir de fournisseur d'électricité car ces-derniers se tournent vers les data center, plus gros client
- pollution sonore avec un bourdonnement h24 aux environs des data center
- augmentation du coût de l'électricité pour les particuliers

Ce ne sont pas des considérations morales, on parle d'une réduction de confort de vie.
Et si on va sur des aspects un peu moral:
- des terres agricoles sont rachetées pour construire de nouveau data center. Est-ce une bonne idée de réduire la production de nourriture pour plus d'IA ?
- l'eau est un ressource sous tension, de plus en plus avec le réchauffement climatique, et les data center en ont besoin en grande quantité pour leur refroidissement. Doit-on ignorer ce problème pour les développement technologique ?

De mon point de vue, je trouve très malhonnête de balayer ces problèmes d'un revers de la main au nom du progrès, il y a comme un air de "tant que ça ne m'affecte pas, c'est pas mon problème"
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Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 11/05/2026 à 18:33
Et pendant ce temps là, en Europe, grâce au lobbying des BigTech, on va masquer les méfaits de ces centres de données et ils viendront les installer chez nous au lieu de rester aux USA...
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Avatar de Christophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 13/05/2026 à 8:35
Que sont devenus les débiles qu'on avaient en classe à l'école ? ce n'est pas une question d'avoir des bonnes notes, je parle surtout du comportement, c'est juste qu'ils sont stupides et méritent leurs sors d'ouvrier mcdo au smics.
Les gens brillants qui aiment pas l'école j'en connais, ils ont monté leurs boites en maçonnerie/mécanique/espace vert et gagne autant qu'un cadre à la défense.
Une seule réponse me vient à l'esprit.

Quand le corps humain fut créé, toutes les parties voulaient en être le
Chef.
Le cerveau : puisque je commande tout et que je pense pour tout
le monde, je devrais être le Chef !
Les pieds : puisque nous transportons le corps là où il le désire, nous
devrions être le Chef !
Les mains disaient : puisque nous faisons tout le travail et gagnons de l'argent pour entretenir tout le corps, nous devrions être le Chef !
Et ainsi de suite pour le coeur, les yeux, les oreilles et les poumons.
Mais le trou du cul se fit aussi entendre et exigea d'être élu Chef. Les autres parties du corps éclatèrent de rire à l'idée qu'un trou du cul
puisse être le chef!
Le trou du cul se mit en colère, et refusa de fonctionner. Bientôt le cerveau devint fiévreux, les yeux devinrent vitreux, les pieds trop faibles pour marcher, les mains pendaient sans force, le coeur et les poumons luttèrent pour survivre.
Finalement, le corps entier était d'accord pour que le trou du cul soit élu Chef
Toutes les autres parties du corps faisaient le travail, tandis que le trou du cul dirigeait tout le monde et s'occupait principalement de la merde comme tout chef digne de ce titre.
MORALITÉ

Il n'est nullement nécessaire d'être un cerveau pour devenir chef, un trou du cul fait parfaitement l'affaire !
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Avatar de MisterMoa
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 12/05/2026 à 12:02
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
ça ne date hélas pas d'hier que des débiles sabotent l’économie locale.
Je peux comprendre pour des entreprises ultra polluante qui vont rendre la région invivable et l'eau potable du poison, mais pour de simple centres de données...

J’espère pour eux qu'ils n'iront pas se plaindre d’être pauvre quand ils seront au chômage... pas de centre de donnée/d'usine/de bureaux, pas d'emplois et pas d'emplois c'est la région entière qui va mourir.

ca me fait penser a ca ou ca

tant mieux j'ai envie de dire, patrons, venez ici en asie, on accepte vos entreprises et ca me fait plus d'emplois pour moi plus d'emplois c'est plus de tension sur le marché et plus de salaire pour moi.
j'aime bien aussi les européens qui font ouin ouin on a plus d'usines tous partie en chine ouins ouins on sait plus faire des semi conducteurs, et les seuls boites qui le font encore se font cracher aux visages.
Vous méritez votre appauvrissement et votre dépendance à la chine.

Il n'est pas question d'accepter les cas extrêmes comme les horaires 996 ou le déversement de mercure dans les rivieres, mais meme en chine c'est interdit ca
mais il serait bon aussi d’arrêter de vouloir empêcher tous les projets industriels.

Peu on d'ailleurs manifester quand de beaux arbres centenaires ont été abattues par centaine pour refaire la charpente d'une église très connu à paris
Il y en a marre des "moi je", des donneurs de leçon ou que l'Asie est le centre du monde, l'eldorado des "bobos"...

Il faut redescendre sur terre, avoir de l'humilité, et sauvegarder le peu de bien qu'il reste sur la terre.

Tu dois être trop jeune pour avoir connu le monde sans informatique : Que c'était bien... On avait des rêves que l'on pouvait réaliser, le travail était synonyme d'avenir, les interactions étaient 100% humaines et dans de bonne conditions, la nourriture avait du gout, le jardin donnait des fruits et légumes à profusion, la santé était bien meilleure pour tous, le coût de la vie était bien moins chère, on avait des saisons, les oiseaux chantaient et les abeilles, libellules, papillons étaient légion : oui la vie était vraiment belle...

Pour te donner un exemple, un ouvrier seul pouvait par son travail acheter à un coût raisonnable une maison et un terrain pour sa famille, et bien la nourrir. Aujourd'hui, il faut souvent être deux pour espérer pouvoir acheter une simple "bicoque" sur un terrain format "mouchoir de poche" et donner de la "malbouffe" à sa famille. Et encore pour cela, souvent les aides sociales sont nécessaires...

Pauvre monde.

Alors s'il te plait : HUMILITE...
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Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 12/05/2026 à 16:31
calvaire,

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
et alors ? j'en ai rien à foutre, le monde, le système évolue et il faut faire/vivre avec. le monde de 2026 a des leviers énormes que les générations précédentes n’avaient pas. Et certains sont tellement puissants qu’un mec normal aujourd’hui peut faire des trucs impossibles en 1980. si tu voulais investir dans des centaines d’entreprises mondiales, il fallait quasiment être riche ou passer par des circuits bancaires compliqués. En 2026, un type normal peut acheter un ETF monde depuis son téléphone en quelques minutes avec 50 balles par mois. Moi avec 50€ je peux investir dans des milliers d’entreprises du monde entier depuis mon téléphone, un mec normal en 1980 pouvait pas faire ça, si je veux apprendre une compétence rentable, j’ai internet, YouTube et l’IA gratuitement, avant fallait souvent payer une école ou connaître les bonnes personnes. Je peux lancer un business en ligne depuis ma chambre avec presque zéro capital, dans les années 80 c’était beaucoup plus compliqué. Je peux bosser pour des clients à l’étranger sans quitter chez moi grâce au télétravail, avant c’était quasi impossible. J'ai une IA qui peut m’aider à coder, écrire, apprendre ou automatiser des tâches en quelques secondes, ça relevait de la science-fiction en 1980. J'ai revu les films Alien de 1979 et 2001 l'Odyssée de l'espace, j'ai d'installé sur mon pc perso GLM-5.1, l'ia imaginé à l'époque dans ces films est déjà largement dépassé par mon ia que j'ai sur mon pc. Il faut arrêter de fantasmer sur le monde d'avant, de toute façon même si c’était mieux avant, tu pourras pas y échapper alors autant vivre sans regret dans le monde moderne. Ton ouvrier il devrait plutôt s'acheter des ETF et investir son argent, monter des business online plutôt que de pleurer de pas pouvoir s'acheter un 20m2. Car de toute façon vu la tendance l'immobilier ne redescendra pas en france dans les bassins d'emplois. J'avais une maison en France acheter 500k, ça a été une erreur. Car entre les taux d’intérêts, la taxe foncière et l'entretiens, même quand je l'ai revendu avec une plus value je suis pas rentré à 100% dans mes frais dans cette opération. Je suis partis trop tot pour rentabiliser l'investissement. Ce cas n'est pas rare car entre les mobilité/ooportunités professionels comme ce fut mon cas ou les divorces/déces, ca arrive vite, la durée moyenne de détention d’une résidence principale est souvent estimée autour de 7 ans, il faut 5ans minimum dans de bonne condition
Tu n'as pas tord sur tout, mais tu fais de ton cas personnel une généralité. Certaines personnes ont des attaches, de la famille (tout le monde n'a pas forcément envie de mettre ses parents ou grand-parents dans un EPHAD), des amis ou sont en couple ou même sont tous simplement attaché à leur lieu de vie. Les mêmes opportunités ne se présentent pas non plus à tous, parfois pas au bon moment, parfois jamais.

Je pense que les enfants qui arrachent de leur main les terre rares dont TU as besoin pour vivre comme tu le fais seront d'accord avec moi.

Il y a aussi le facteur chance des rencontres (ce qui n'est pas ton cas, tu n'as pas besoin de ce facteur chance, tant tu es supérieur à tous). Et au passage, si tout le monde faisait comme toi, serais-tu aussi à l'aise ?, car tu aurais plus de concurrence. Il semblerai que pour réussir, il n'y ai qu'un seul chemin (le tiens bien évidemment), mais que signifie réussir ? Amasser du pognon pour partir à la retraite à 45 ans ? Tout le monde n'est pas matérialiste, et on peut être très heureux sans grand chose, mais cette simple réflexion doit être à 1000 lieu de ton omniscience.

En toute sincérité, tu devrais te poser la question de pourquoi tu irrite tant les gens sur ce forum, faire un peu d'introspection et avoir un rien d'empatie pour tes semblables, tu auras peut-être un jour besoin d'eux.

Mais je te souhaite le meilleur.
BàT et Peace & Love.
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Avatar de _toma_
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 13/05/2026 à 4:11
ça ne date hélas pas d'hier que des débiles sabotent l’économie locale.
Je peux comprendre pour des entreprises ultra polluante qui vont rendre la région invivable et l'eau potable du poison, mais pour de simple centres de données...
Si tu t'étais renseigné un peu avant de l'ouvrir, tu aurais vu que les implantations récentes et massives de centres de données posent et vont poser ces problèmes.
Nappes phréatiques et cours d'eau asséchés, augmentation du coût de l’électricité pour les populations locales et pollution de l'air.
C'est pas parce que ça se passe pas sous tes yeux que ça n'existe pas !


Et même si c'est un data center "propre", l'emprise au sol est bien réelle et l'énergie est bien produite quelque part même si les populations locales n'en subissent pas les conséquences.

Mettre de l'eau en bouteille non plus c'est pas une activité hyper polluante.
Mais si l'usine se trouvait au bout de ton champ, tu serais content ?
https://www.nouvelobs.com/economie/2...de-vittel.html

Edit :
https://www.developpez.net/forums/d2.../#post12122313
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Avatar de NotABread
Membre actif https://www.developpez.com
Le 03/06/2026 à 12:06
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Et que faire des cas bien réels des lignes TGV, des centrales nucléaires, des parcs éoliens ou des autoroutes qui ont des impacts néfastes sur les riverains ?
Toute infrastructure a des nuisances locales.
Et que je sache, ces installations donnent souvent lieu à des débats. Être dans le camps "contre" ne mène pas à être fiché S pour menace terroriste.
Pourquoi ici être dans le camps "contre data center IA" est assimilé à du terrorisme ?

On a besoin de ces débats pour avoir des solutions qui réduisent les effets négatifs (réduire la vitesse des trains aux abords des zones urbaine, mur pour réduire le bruit des voiture, pont "nature" pour donner une voie aux animaux de passer sans se faire écraser, etc...)
Fermer tout débat "parce que c'est pour le progrès" et taguer la contestation comme terroriste, c'est ce que j'appelle une dystopie
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Avatar de MisterMoa
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 12/05/2026 à 11:47
Pauvre monde.
2  1 
Avatar de MisterMoa
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 12/05/2026 à 16:10
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
et alors ? j'en ai rien à foutre, le monde, le système évolue et il faut faire/vivre avec.
... et blablabla blablabla blablabla...
Tu as l'air contrarié : tu es souffrant ?

En attendant tu as un bon score pour l'utilisation de "je" dans un post.
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Avatar de fdecode
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 03/06/2026 à 11:39
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Et que faire des cas bien réels des lignes TGV, des centrales nucléaires, des parcs éoliens ou des autoroutes qui ont des impacts néfastes sur les riverains ?
Toute infrastructure a des nuisances locales.
Les data centers ne sont pas différents : [...]
Je te rassure, la france et l'union européenne et en cours de désindustrialisation, vous aurez de moins en moins d'infrastructures. En contre partie vous êtes de plus en plus pauvres et au chômage.
L'idéologie environnementaliste qui est derrière est le pain dur qu'on leurs a donné à mâcher afin qu'ils oublient qu'il y a d'autres problèmes immédiats, comme l'appauvrissement progressif d'une Europe qui est assez impuissante, n'a pas beaucoup de ressources, et où il faudra faire accepter la pénurie.
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