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« La consommation d'eau et d'énergie à une telle échelle est irresponsable » : l'Utah fait face à une vive contestation populaire après l'approbation d'un centre de données IA deux fois plus grand que Manhattan

Le , par Mathis Lucas

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5  0 
Les tensions autour des centres de données en Utah restent vives. La colère des populations est montée d'un cran après l'approbation récente de Stratos, un méga centre de données dont la superficie doublerait celle de Manhattan. Ce projet colossal, soutenu par l'investisseur Kevin O’Leary, suscite une vive opposition locale en raison de ses besoins énergétiques et hydrauliques démesurés. Les critiques s'inquiètent de la survie de l'écosystème déjà fragile du Grand Lac Salé et de l'augmentation prévisible de la pollution thermique. La rébellion s'organise en dépit des promesses de création d'emplois et de souveraineté technologique.

Le comté de Box Elder, situé dans une zone rurale de l'Utah, est pressenti pour accueillir un projet de centre de données hyperscale d'une ampleur exceptionnelle. L'envergure de l'infrastructure est telle qu'elle devrait générer et consommer une quantité d'énergie deux fois supérieure à celle de l'intégralité de l'État de l'Utah. Ce projet colossal est porté par l'entreprise de l'investisseur Kevin O’Leary, connu pour l'émission télévisée « Shark Tank ».

Selon les promoteurs, le projet financera des bâtiments modernes à la base aérienne de Hill tout en produisant l'intégralité de son énergie, en purifiant l'eau qu'il utilise afin que celle-ci puisse être rejetée dans le Grand Lac Salé, et en créant 2 000 emplois hautement rémunérés dans cette zone rurale.

Baptisé Stratos, ce complexe de centre de données aura une puissance de 9 gigawatts, s'étendra sur plus 40 000 acres (environ 16 000 hectares) et fonctionnera entièrement hors réseau. Les plans du complexe révèlent qu'elle sera alimentée en gaz naturel provenant du Ruby Pipeline voisin, un gazoduc interétatique de 1 096 km qui traverse le nord de l'Utah, plutôt que par le réseau électrique public. Un point qui suscite de vives contestations.

Une infrastructure aux dimensions démesurées pour l'IA

Le rôle de prometteur de Kevin O’Leary a permis d'accélérer le projet. Le conseil d’administration chargé de superviser l’Autorité de développement des installations militaires de l’État (MIDA) a approuvé le 24 avril une série de résolutions visant à faire avancer ce projet de plusieurs milliards de dollars, acceptant d’agir vite et d’appliquer des taxes bien inférieures à la normale afin d’aider Kevin O’Leary à « attirer les hyperscaleurs » dans l’Utah.


Stratos suscite des inquiétudes en raison de sa consommation colossale en eau dans une région déjà sévèrement touchée par la sécheresse. Selon les écologistes, le centre de données pourrait mettre en péril l'écosystème fragile du Grand Lac Salé, dont l'assèchement menace déjà les habitants de Salt Lake City de nuages de poussière toxiques. Le lac rétrécit à cause du détournement de l'eau pour l'agriculture et de l'impact de la crise climatique.

Les groupes de protestation indiquent également que les immenses systèmes de ventilation requis pour refroidir les installations de Stratos risquent d'augmenter les températures locales de plusieurs degrés, tandis que la pollution liée au réchauffement climatique dans l'État pourrait bondir d'environ 50 %.

Une fois achevé, Stratos produirait et consommerait plus du double de l'électricité actuellement utilisée par l'ensemble de l'État de l'Utah. La phase 1 vise une capacité de 3 gigawatts, avec une extension prévue à 9 gigawatts sur plusieurs phases. Pour mettre cela en perspective, une production continue de 9 gigawatts suffirait à alimenter environ 6,75 millions de foyers américains 24 heures sur 24, sans parler de ses émissions de gaz à effet serre.

Pressions hydriques critiques et écosystèmes menacés

Le projet devrait tout de même rapporter environ 30 millions de dollars par an en impôts pendant sa phase initiale, et créer jusqu'à 2 000 emplois permanents ainsi que 250 millions de dollars par an en taxe de vente pour l'État. Il semble donc que toutes les parties prenantes y trouveront leur compte. Mais certaines études ont rapporté que les dommages cachés à l'environnement et à la santé publique neutralisent les bénéfices perçus par les États.

En outre, il ne s'agit encore que de projections, car aucun locataire n'a été annoncé. L'objectif principal du projet à l'avenir sera d'attirer de grands opérateurs de cloud en mettant à disposition de l'électricité et des terrains prêts à l'emploi. Selon les experts du secteur, cela pourrait s'avérer difficile, car les plus grands fournisseurs de cloud hyperscale, comme Google, Amazon ou Meta, utilisent principalement leurs propres installations gigantesques.

Par ailleurs, l'implantation de ce centre de données et le développement des ports intérieurs associés exacerbent les tensions sur les ressources naturelles les plus vulnérables de la région. Les zones humides de l'Utah, déjà extrêmement rares, font face à des pressions environnementales sans précédent dues à ce type d'expansion industrielle massive. Pour les experts, la préservation de ces écosystèmes est devenue un point de friction majeur.

La quantité d'eau colossale nécessaire au refroidissement des centres de données et à l'aménagement des terrains menace directement l'équilibre écologique de ces zones protégées. De plus en plus de communautés locales refusent de vendre leurs terres agricoles aux promoteurs de centres de données.

Réaction des promoteurs face au rejet des datacenters

Kevin O’Leary défend son projet de centre de données en brandissant comme argument la rivalité avec la Chine. « Je ne pense pas qu’il existe de site plus grand que celui-ci dans le monde », a déclaré Kevin O’Leary à Fox News. « Cela montre aux Chinois et au reste du monde que nous ne plaisantons pas, que nous allons mener ce projet à bien, le faire avancer et fournir la puissance de calcul nécessaire à nos entreprises d’IA qui défendent le pays ».


Dans un message publié sur X (ex-Twitter), Kevin O’Leary a ajouté : « nous n’allons pas assécher le Grand Lac Salé. C’est ridicule. Nous allons créer de nouveaux emplois ». Mais selon critiques, les emplois promis ne compenseront pas les impacts à long terme sur l’Utah et au-delà. « La charge thermique du projet Stratos proposé est extrême. Bien sûr, cela a des effets », a déclaré Rob Davies, professeur de physique à l'université d'État de l'Utah.

Près de 4 000 personnes ont déposé des objections à l’approbation du projet, et cette opposition a donné lieu à des réunions publiques houleuses qui, selon Lee Perry, commissaire du comté de Box Elder, l’ont rendu « physiquement malade » face à des menaces de mort présumées et de fausses accusations.

Kevin O’Leary a affirmé dans des publications sur les réseaux sociaux que la plupart des manifestants ne résident pas dans la région et qu’ils ont été payés pour s’opposer au projet. « Il y a des manifestants professionnels qui sont payés par quelqu’un, je ne sais pas qui. On les fait venir en bus », a déclaré Kevin O’Leary dans une vidéo récente publiée sur X. Les opposants au projet ont rejeté cette accusation, la qualifiant de sans fondement.

L'ampleur du désastre sanitaire lié aux centres de données

Une étude a quantifié ces impacts en dollars via des indicateurs comme le coût social du carbone, mesurant le préjudice économique de chaque tonne de CO2 émise. Il en résulte que le coût réel des centres de données dépasse largement leur prix d'achat. Il ne s'agit pas d'argent, mais de la santé des personnes vivant à proximité. En 2025, les dommages environnementaux causés par les centres de données ont coûté 25 milliards de dollars à l'économie.

Environ 3,7 milliards sont directement...
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Avatar de NotABread
Membre actif https://www.developpez.com
Le 03/06/2026 à 10:19
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
on a surtout affaire à des extrémiste anti progrès, le train de l'ia et la et ceux qui veulent pas le prendre tant pis pour eux j'ai envie de dire. Le train internet a fait pas mal de ménage aussi en son temps.
Et que faire des cas bien réels des data center construits pour l'IA qui ont des impacts néfastes sur les riverains ? On a par exemple:
- pollution de l'air par xIA qui l'air rend moins respirable parce que le gaz est utilisé pour l'alimenter
- data center d'Amazon qui a rendu l'eau d'une nappe phréatique trouble (et donc non potable)
- des villes qui pourraient ne plus avoir de fournisseur d'électricité car ces-derniers se tournent vers les data center, plus gros client
- pollution sonore avec un bourdonnement h24 aux environs des data center
- augmentation du coût de l'électricité pour les particuliers

Ce ne sont pas des considérations morales, on parle d'une réduction de confort de vie.
Et si on va sur des aspects un peu moral:
- des terres agricoles sont rachetées pour construire de nouveau data center. Est-ce une bonne idée de réduire la production de nourriture pour plus d'IA ?
- l'eau est un ressource sous tension, de plus en plus avec le réchauffement climatique, et les data center en ont besoin en grande quantité pour leur refroidissement. Doit-on ignorer ce problème pour les développement technologique ?

De mon point de vue, je trouve très malhonnête de balayer ces problèmes d'un revers de la main au nom du progrès, il y a comme un air de "tant que ça ne m'affecte pas, c'est pas mon problème"
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Avatar de NotABread
Membre actif https://www.developpez.com
Le 03/06/2026 à 12:06
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Et que faire des cas bien réels des lignes TGV, des centrales nucléaires, des parcs éoliens ou des autoroutes qui ont des impacts néfastes sur les riverains ?
Toute infrastructure a des nuisances locales.
Et que je sache, ces installations donnent souvent lieu à des débats. Être dans le camps "contre" ne mène pas à être fiché S pour menace terroriste.
Pourquoi ici être dans le camps "contre data center IA" est assimilé à du terrorisme ?

On a besoin de ces débats pour avoir des solutions qui réduisent les effets négatifs (réduire la vitesse des trains aux abords des zones urbaine, mur pour réduire le bruit des voiture, pont "nature" pour donner une voie aux animaux de passer sans se faire écraser, etc...)
Fermer tout débat "parce que c'est pour le progrès" et taguer la contestation comme terroriste, c'est ce que j'appelle une dystopie
3  0 
Avatar de Escapetiger
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 10/07/2026 à 12:24
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Si les usa sont pas capable de construire des datacenters, le mexique, canada ou d'autres voisins se feront une foies de les construire....
Il va falloir aller dire ça aux habitants de Quilicura au Chili...


Chili : asséché par les data centers | ARTE Reportage (2025)

Durée: 25'
[1]

29 déc. 2025 #reportage #arte #sécheresse
Reportage disponible jusqu'au 02/11/2028

Au Chili, l’eau disparaît. Pas seulement à cause de la sécheresse, mais aussi du cloud. Ce nuage qui n’amène jamais de pluie. Dans la banlieue nord de Santiago, les marais s’assèchent, les nappes phréatiques se vident et les paysans se retrouvent contraints de migrer.

En cause : les data centers, ces usines du numérique qui font tourner l’intelligence artificielle mondiale. Pour refroidir leurs serveurs, les géants de la tech pompent des millions de litres chaque jour – dans un pays frappé par une sécheresse endémique depuis plus d’une décennie. Et ce n’est qu’un début : le gouvernement chilien vient d’approuver l'an passé, le plan national des data centers qui envisage de multiplier par trois le nombre de centre de données sur l'ensemble du territoire. De trente-trois aujourd'hui, le Chili comptera dans quelques années une centaine de data centers, faisant du pays le hub numérique le plus dense d’Amérique latine.
À travers le combat d'artisans vivant des ressources du marais de Quilicura près de la capitale Santiago, mais aussi celui d’activistes du climat, de familles d’agriculteurs et de réfugiés climatiques contraints de s’exiler, une bataille bien plus vaste se joue. Celle d’une transition numérique mondialisée qui s’implante dans les territoires fragiles, souvent au détriment des populations locales et des équilibres écologiques.

#sécheresse #reportage #arte

Reportage, 2025

https://www.arte.tv/fr/videos/128630...-data-centers/
Chili : asséché par les data centers - Regarder le documentaire complet | ARTE

  • Réalisation: Pierre Morel
  • Auteur.e: Pierre Morel
  • Image: Pierre Morel, Ariel Marinkovic
  • Montage: Thibault Leclerc
  • Production: Hikari Films
  • Producteur/-trice: Frédéric Lafont
  • Fixeur: Mauricio Rabuffetti
  • Pays: France
  • Année: 2025

& un article trouvé sur la toile:

https://jiec.fr/zone-humide-de-quili...-de-lhumanite/
Zone humide de Quilicura*: un espace vital pour la survie des communautés et de l'humanité

Par Julie, 9 janvier 2025

Lorsqu'Elisa Muñoz Méndez se souvient de l'endroit où elle est née et a grandi, dans la commune de Quilicura, elle est émue en parlant des paysages qui entouraient sa maison. « Pour moi, les zones humides étaient comme le prolongement de ma terrasse. Je parle d'un Chili qui n'existe plus et d'une commune entièrement agricole », explique cet artisan textile et vannier qui vit dans le nord de la capitale chilienne, Santiago.

Aujourd'hui, cette partie de la ville est une plaque tournante où convergent le développement industriel, immobilier et agricole et coexiste avec plusieurs décharges informelles qui entourent la zone humide de Quilicura, la plus grande de la région et la deuxième au niveau national. Les experts disent qu'il s'agissait d'une zone humide préhistorique, faisant partie d'une lagune asséchée et aujourd'hui réduite à ces vestiges...
https://jiec.fr
Jiec : Sauvons la planète !

[1]
Merci à _toma_ ici
2  0 
Avatar de fdecode
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 03/06/2026 à 11:39
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Et que faire des cas bien réels des lignes TGV, des centrales nucléaires, des parcs éoliens ou des autoroutes qui ont des impacts néfastes sur les riverains ?
Toute infrastructure a des nuisances locales.
Les data centers ne sont pas différents : [...]
Je te rassure, la france et l'union européenne et en cours de désindustrialisation, vous aurez de moins en moins d'infrastructures. En contre partie vous êtes de plus en plus pauvres et au chômage.
L'idéologie environnementaliste qui est derrière est le pain dur qu'on leurs a donné à mâcher afin qu'ils oublient qu'il y a d'autres problèmes immédiats, comme l'appauvrissement progressif d'une Europe qui est assez impuissante, n'a pas beaucoup de ressources, et où il faudra faire accepter la pénurie.
1  0 
Avatar de fdecode
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 03/06/2026 à 14:36
Citation Envoyé par NotABread Voir le message
Être dans le camps "contre" ne mène pas à être fiché S pour menace terroriste.
Houla! Ça dépend "contre" quoi!
En Europe, vous pouvez être contre les infrastructures énergivores tant que vous voulez, ça ne gène personne.
Pour d'autres sujets, c'est moins évident. Il y a des cas de personnes vivant en Europe ou de nationalité européenne qui ont perdu l'accès à leurs avoirs en Europe pour avoir discuté de sujets trop sensibles. Et c'était des sanctions administratives, pas judiciaires.

Si vous ne voyez pas de quoi je parle, tant mieux pour vous. Moi, je ne vais pas en parler plus précisément de toute façon.
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Avatar de weed
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 06/06/2026 à 21:40
Cela fait plaisir de voir que la population ne voit pas à court terme (revenu important, emploi) mais plus sur le long terme. Cela va permettre de ralentir cette frénésie de l'IA, peut être que l'on verra un jour des systèmes pour limiter l'usage de l'IA
2  1 
Avatar de OuftiBoy
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 07/06/2026 à 11:57
à toutes et tous,

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
ce sera juste construit dans un état voisin ou dans un pays étranger, mais le datacenter sera construit.
et comble de l'hypocrisie, ces habitants de Californie seront les 1er a l'utiliser...
C'est une évidence pour tout le monde que la vue à court terme implique des dégâts sur le long terme. Toute innovation humaine crée une "balance" entre des aspects positifs et des aspect négatifs. Ce qui pose soucis, c'est que cela crée également une autre "balance" entre qui profite et qui paye.

Si l'on place ces deux "balances" l'une derrière l'autre, on voit généralement ceci :

balance avant profiteurs (peu) positif balance arrière
balance arrière négatif payeurs (beaucoup) balance avant

Bref, les profiteurs sont peu nombreux, et les payeurs sont légions,
Et le positif c'est pour les profiteurs et le négatif pour les payeurs.

Ce n'est pas nouveau, il en toujours été ainsi. On peu mettre ce que l'on veut dans le positif ou le négatif, les deux balances placées l'une derrière l'autre avaient, ont et auront toujours le même déséquilibre. C'est malheureux, mais c'est ainsi, c'est dans la nature humaine.

Par contre, le système (dirigé par les profiteurs s'abreuvant des payeurs) met ici en place, lentement mais sûrement, un moyen pour faire taire toute opposition à leur système. Et pour un oui où pour un non, les payeurs qui se plaignent finiront dans un Goulag ou à Guentalamo...

Lorsque ce système est appliqué à l'ordre mondial, une poignées concentre les profiteurs, et une masse énorme de payeurs.

Nous nous dirigeons petit à petit vers une dystopie totalitarisme, non pas des états (au service des profiteurs, commission au passage), mais des profiteurs, c'est a dire quelques individus. On les connait, ils se réunissent chaque année à Davos, pour adapter au mieux ce système.

Même si nous naissons tous libres et égaux, dès la 2ème seconde de notre vie, le déséquilibre du système s'applique à nous, et l'on ne peut rien y faire.

Sauf toi, l'ami calvaire, bien évidemment... les autres sont trop (mettre ici ce que tu veux...) pour faire comme toi...

BàV et à l'ami calvaire (et son ego surdimensionné) et Peace & Love.
2  1 
Avatar de Christophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 22/06/2026 à 19:34
Ils vont racheter Nestlé ?

Ou ils viennent d'inventer un nouveau concept, le water washing pour laver plus blanc que blanc.
1  0 
Avatar de RenarddeFeu
Membre averti https://www.developpez.com
Le 27/06/2026 à 9:51
Citation Envoyé par Jsaintyv Voir le message
1) Ce sujet suscite tellement de discussions en ligne qu’il est difficile de croire qu’il ne soit pas influencé.
Il est évident que des entreprises ou des États soutiennent cette thématique, dans un sens ou dans l’autre, pour servir leurs propres intérêts.
Je reconnais que les data centers ne sont pas la solution écologique idéale, mais ce ne sont pas non plus des raffineries ou des aéroports.

2) À mon avis, investir dans un méga data center est actuellement un pari risqué, voire irréfléchi.
a) Trump et les États-Unis fournissent toutes les raisons de remettre en question l’hypercentralisation.
b) Les performances des modèles d’IA embarqués open source progressent de manière exponentielle. Surtout, des entreprises ont tout intérêt à ce que ces modèles deviennent plus performants.
D’ailleurs, les besoins en mémoire et en puissance de calcul ne font que diminuer.
Il est probable que Nvidia, Intel, AMD et ARM gagnent davantage d’argent en équipant des micro-ordinateurs avec des solutions d’IA embarquée, plutôt qu’en vendant des systèmes à des entreprises qui, actuellement, vendent leurs tokens à perte.
Selon moi, cela explique pourquoi Nvidia et ARM ont annoncé produire leurs propres processeurs : ils ont compris qu’ils devaient construire un écosystème favorable pour capter le futur marché de l’IA embarquée dans les PC.
Pour ma part, je pense que la France a un tel déficit en matière de datacenters qu'il n'y a aucun risque à investir dedans.

Même si la bulle IA s'effondre, on pourra toujours offrir du cloud, et rapatrier nos données de ce côté de l'Atlantique. Parce que la menace est réele : si l'administration américaine décide du jour au lendemain d'interdire aux entreprises françaises d'utiliser AWS et autres, cela va provoquer une crise majeure.
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Avatar de RenarddeFeu
Membre averti https://www.developpez.com
Le 18/05/2026 à 9:00
Une centrale nucléaire fluviale avec circuit de refroidissement fermé prélève environ 3500 litres d'eau par MWh électrique produit.

Quant aux centrales plus anciennes avec circuit ouvert, on monte à 150000l. Alors certes, l'eau est rejetée ensuite, sauf qu'elle a été filtrée et javelisée entre-temps pour éviter que les algues et autres micro-organismes ne viennent encrasser les tuyauteries.

Tout ça pour dire qu'une centale nucléaire crée des conflits d'usage bien plus importants qu'un data center.
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