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Des ministères français, suédois et allemands se tournent vers une solution européenne de cloud computing,
Afin d'abandonner progressivement les solutions étrangères

Le , par Stéphane le calme

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Les gouvernements européens commencent de plus en plus à envisager leur souveraineté numérique et veulent s'éloigner des solutions de cloud computing des grandes entreprises étrangères. En réponse à l'escalade des tensions commerciales, notamment suite au récent litige concernant une taxe numérique en France, l'introduction du RGPD et les contestations judiciaires de la CLOUD Act américaine (Clarifyng Lawful Overseas Use of Data Act, une loi américaine qui permet aux autorités judiciaires d'accéder aux données électroniques stockées à l’étranger par les entreprises américaines, dans le cadre de procédures pénales), le ministère de l’Intérieur français, le ministre néerlandais de l’Éducation, les agences du gouvernement suédois ont rejoint l'exécutif allemand pour « abandonner les solutions de cloud computing américaines et déployer à la place [cette] solution de cloud privé de conception européenne ».

Ministère français de l'intérieur

Au cours de la dernière année, le ministère français de l'Intérieur a évalué la mise en place d'un cloud interne et prépare actuellement le déploiement d'un Nextcloud prêt à être utilisé en production, conçu pour s'adapter aux 300 000 employés du ministère. Ces utilisateurs auront accès à des échanges de fichiers faciles et sécurisés avec un accès mobile, via un ordinateur et au Web ainsi qu'une édition collaborative en temps réel de documents.

Thierry Markwitz, sous-directeur des infrastructures au ministère de l’Interieur a déclaré :

« Le gouvernement français se soucie profondément de la sécurité des données de ses citoyens et de ses employés. Avec la plateforme de collaboration de contenu sur site Nextcloud, nous avons opté pour une solution sécurisée et facile à utiliser du fournisseur européen ».

Pour le ministère français de l'Intérieur, la sécurité était clairement très importante, ce qui constitue bien entendu un avantage clé de Nextcloud. Comme d’autres grandes entreprises utilisant Nextcloud, le ministère a réalisé un audit de sécurité interne et une certification interne approfondis. Les équipes de Nextcloud ont assisté à ces audits, répondu à de nombreuses questions relatives à la sécurité et continuent de le faire régulièrement au fur et à mesure que la base de code de Nextcloud évolue.


Gouvernement fédéral allemand

Selon le gouvernement fédéral allemand, ITZBund:

« Nextcloud fournit aux utilisateurs une solution moderne, conviviale et orientée productivité qui permet une collaboration et une communication en ligne et mobiles efficaces. ITZBund fournit désormais une solution open source sur site proposée par un fournisseur allemand pour garder le contrôle de ses propres données ».

Après avoir lancé un projet pilote pour environ 5000 utilisateurs testant la fonctionnalité et la fiabilité du service, ITZBund a commencé à déployer Nextcloud pour les quelque 300 000 employés de l’ensemble du gouvernement fédéral allemand. Des exigences de sécurité strictes étaient cruciales pour choisir Nextcloud comme solution de synchronisation et de partage de fichiers. Une autre préoccupation importante était l'évolutivité en termes de grand nombre d'utilisateurs et d'extensibilité avec des fonctionnalités supplémentaires, pour lesquelles Nextcloud propose son concept d'applications avec plus de 200 applications disponibles dans sa boutique d'applications.

Le ministère français de l'Intérieur et le Bundescloud allemand hébergent Nextcloud en interne et le conservent sur leur réseau interne, « cela signifie qu’il n’est pas possible d’y accéder depuis l’extérieur et que tout travail effectué se fait sur site ».


Gouvernement suédois

Comme l'a noté le service national suédois des achats:

« La nécessité pour la Suède en tant que pays de contrôler ses informations et les conséquences de ne pas y avoir accès devraient être examinées sous l'angle de la sécurité et de la souveraineté nationales. En cas de crise ou de conflit international, la volonté et la capacité d'autres pays d'accéder, de manipuler ou de refuser l'accès à des informations gérées par un fournisseur de services devraient être prises en compte ».

Försäkringskassan, l'Agence suédoise des assurances sociales, travaille au développement de fonctionnalités utilisateur pour des éléments tels que le stockage de fichiers de services de messagerie internes, chiffrés de bout en bout et autohébergés.

« L'incertitude sur la manière dont le secteur public peut utiliser les services de cloud computing crée des problèmes », a déclaré Mikael Norberg, DSI de Försäkringskassan.

Source : Nextcloud

Et vous ?

Que pensez-vous de cette initiative ?
Cette expérience est-elle différente de celle menée par des services administratifs qui ont abandonné Windows pour des versions modifiées de Linux ?
Cette approche vous semble-t-elle la meilleure pour une souveraineté numérique ?

Voir aussi :

VMware va débourser 5 milliards de dollars pour des entreprises dédiées à la sécurité du cloud, afin de créer des applications modernes d'entreprise et protéger les charges de travail
Les développeurs exercent une influence considérable à l'ère de Kubernetes et du cloud, selon une nouvelle étude d'IDC
La plus grande menace de rançongiciels serait le chiffrement des fichiers cloud partagés, selon les chercheurs de Vectra
La moitié des entreprises ne font pas confiance au cloud public pour y déplacer des charges de travail critiques, selon un rapport de FileCloud

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Avatar de sergio_is_back
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 28/08/2019 à 17:22
Citation Envoyé par earhater Voir le message
En regardant le site de nextcloud on se rend compte que c'est un chat, des fichiers et un agenda ...
Regarde un peu mieux... T'a pas dû tout regarder...

Nextcloud c'est une solution collaborative complète :

  • Synchronisation de fichiers entre différents ordinateurs, tablettes et smartphones.
  • Stockage sécurisé (chiffrement des fichiers sur le serveur, chiffrement de la connexion de point à point)
  • Partage de fichiers entre utilisateurs nextcloud ou utilisateurs externes.
  • Serveur de fichiers WebDAV
  • Mail
  • Calendrier (permettant la synchronisation CalDAV)
  • Gestion des tâches (synchronisé avec CalDAV)
  • Gestionnaire de contacts (CardDAV)
  • Éditeur de texte en ligne (proposant la coloration syntaxique)
  • Visionneuse de documents en ligne (PDF, OpenDocument)
  • Galerie d'images multiformats (jpg, cr2, img ...)
  • Gestionnaire de marque-pages
  • Prise de notes prenant en charge le Markdown
  • Messagerie web expérimentale
  • Antivirus ClamAV et de nombreuses applications
  • Support d'ActivityPub
  • Nombreux plugins additionnels
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Avatar de earhater
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 28/08/2019 à 17:36
Citation Envoyé par SkyZoThreaD Voir le message
@earhater

Pour moi, c'était le calcul déporté sur le net via l'envoi de partions de binaire à d'autres CPUs. Un peu comme les render farms collaboratives.

Maintenant "le cloud", c'est internet en fait. C'est vrai que c'est plus joli que "le web", mais bon...

Du coup, quand j'entends "le cloud", je lève les yeux au ciel.
Parfois j'en vois un
Trop ça ! Mon papa travaille au fisc (il est des gentils il contrôle les entreprises !) il me parle du nouveau datamining mis en place là bas, je m'attendais à un truc de fou avec du deep learning du pyhton ou que sais-je au final on se retrouve avec une procédure stockée qui fait une trentaines de IF dans du oracle SQL xD Les termes informatiques sont devenus politiques pour faire jolis.
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Avatar de earhater
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 28/08/2019 à 17:00
C'est un bien grand mot le cloud computing, pour moi c'est déporter tout le hardware de l'ordinateur et en recevoir le flux vidéo, comme pourrait le faire shadow pour le gaming par exemple. En regardant le site de nextcloud on se rend compte que c'est un chat, des fichiers et un agenda ...
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Avatar de SkyZoThreaD
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 28/08/2019 à 17:21
@earhater

Pour moi, c'était le calcul déporté sur le net via l'envoi de partions de binaire à d'autres CPUs. Un peu comme les render farms collaboratives.

Maintenant "le cloud", c'est internet en fait. C'est vrai que c'est plus joli que "le web", mais bon...

Du coup, quand j'entends "le cloud", je lève les yeux au ciel.
Parfois j'en vois un
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