Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Gartner s'attend à une croissance des services de cloud public de 17 % en 2020
Ce qui devra porter le marché à 266,4 milliards dollars

Le , par Stéphane le calme

30PARTAGES

7  0 
Le marché mondial des services de cloud public devrait augmenter de 17 % en 2020 pour atteindre 266,4 milliards de dollars, contre 227,8 milliards de dollars en 2019, selon Gartner.

« À ce stade, l’adoption du cloud est la norme », a déclaré Sid Nag, vice-président de la recherche chez Gartner. « Les attentes relatives aux résultats associés aux investissements dans le cloud sont donc également plus élevées. L’adoption de solutions de nouvelle génération est presque toujours des solutions "cloud améliorées", ce qui signifie qu’elles s’appuient sur les atouts d’une plateforme cloud pour offrir des capacités commerciales numériques ».

Les logiciels en tant que services (SaaS) resteront le segment de marché le plus important, avec une croissance estimée à 116 milliards de dollars l’an prochain en raison de l’extensibilité des logiciels sur abonnement. Le deuxième segment de marché est celui des services d'infrastructure de systèmes cloud, ou infrastructure en tant que service (IaaS), qui atteindra 50 milliards de dollars en 2020. Selon les prévisions de Gartner, l'IaaS devrait connaître une croissance de 24% sur un an, ce qui représente le taux de croissance le plus élevé de tous les segments du marché. Cette croissance est attribuée aux demandes d'applications et de charges de travail modernes, qui nécessitent une infrastructure que les centres de données traditionnels ne peuvent pas satisfaire.


Selon Gartner, diverses formes de cloud computing figurent parmi les trois principaux domaines dans lesquels la plupart des DSI mondiaux augmenteront leurs investissements l’année prochaine. Alors que les entreprises dépendent de plus en plus des technologies cloud, les équipes informatiques se dépêchent d'adopter les applications basées sur le cloud et de déplacer les ressources numériques existantes. « L'élaboration, la mise en œuvre et la maturation de stratégies de cloud computing continueront d'être une priorité absolue pour les années à venir », a déclaré Nag.

« Le paysage des services gérés dans le cloud devient de plus en plus sophistiqué et compétitif. En fait, d’ici à 2022, jusqu’à 60 % des organisations utiliseront l’offre de services gérés sur le cloud d’un fournisseur de services externe, ce qui représente le double du pourcentage d’organisations depuis 2018 », a déclaré Nag. « Les fonctionnalités cloud natives, les services applicatifs, les clouds multicouches et hybrides constituent un écosystème cloud diversifié qui constituera un élément de différenciation important pour les responsables de produits technologiques. La demande pour des résultats stratégiques de services cloud marque un changement organisationnel vers des résultats commerciaux numériques ».

Toutefois, la moitié des entreprises ne feraient pas confiance au cloud public pour y déplacer des charges de travail critiques

En partenariat avec Spiceworks, FileCloud, la plateforme de partage de fichiers d'entreprise, a effectué une enquête auprès de 150 représentants d’entreprises. L'enquête portant sur leurs attitudes et leurs approches en matière de sécurité dans le cloud et des données dans les entreprises a révélé que 64 % des entreprises estiment que l'utilisation d'applications de partage personnelles pour stocker et partager des documents bureautiques constitue la principale menace pour la sécurité des données au sein d'une organisation.

De plus, 82 % des administrateurs de l'entreprise pensent que les employés et les utilisateurs sont le maillon faible de la sécurité des données. Cependant, dans l’ensemble, l’utilisation du cloud reste populaire, avec 58 % des entreprises utilisant le cloud public et 42 % utilisant des clouds privés. Un peu légèrement préoccupant, 64 % des administrateurs disent que le GDPR n’affecte pas leur entreprise.

Ce nouveau rapport de FileCloud, qui examine la sécurité des nuages et des données révèle que 50 % des entreprises ne prévoient pas de transférer des charges de travail critiques vers le cloud public. L'enquête menée auprès des professionnels de divers secteurs, dont les soins de santé, les services financiers et les établissements d'enseignement, a également révélé que l'évolution de la perception de la sécurité des données avait une incidence sur le passage au cloud.

Les récentes révélations sur la fragilité de la sécurité des données ont remis en question la manière dont de nombreux chefs d'entreprise envisagent le partage d'informations. Qu'il s'agisse de l'application stricte du règlement général sur la protection des données (RGPD) par l'Union européenne ou de l'actualité des atteintes à la sécurité des entreprises, il semble qu'il y ait un nouvel ordre mondial en matière de protection des données.

« De plus en plus d'entreprises reconnaissent les défis en matière de violations des données, des respects de la réglementation en constante évolution associés à des quantités croissantes de données », déclare Venkat Ramasamy, directeur des opérations de FileCloud. « Les conclusions du rapport révèlent les stratégies en matière de cloud computing déployées par les entreprises pour contrôler, gérer et protéger leurs données, ainsi que la manière dont les entreprises peuvent adapter les technologies pour répondre à leurs besoins en infrastructure ».

Interrogés sur les principaux facteurs de sélection d'un fournisseur de services cloud, les concernés ont cité la fiabilité (68 %), le coût total de possession (50 %) ainsi que la propriété des données et la confidentialité (54 %).


Néanmoins les enjeux du cloud sont perçus également au niveau des gouvernements

La conquête du cloud, indépendamment des raisons, ne se limite pas aux organisations. Nous pouvons également noter que des gouvernements, comme la France, sont déjà en train de développer des stratégies.

À l’occasion de la conférence Criteo IA Labs qui se tenait à Paris ce 3 octobre, le ministre des Finances Bruno Lemaire a annoncé que la France a engagé les sociétés Dassault Systemes et OVH pour élaborer des plans visant à briser la domination des entreprises américaines en matière de cloud computing et s'attend à avoir « les premiers résultats en décembre 2019 ».

« Sur la base de ces résultats, nous voulons construire un cloud digne de confiance pour stocker les données les plus sensibles de nos entreprises », a-t-il déclaré, ajoutant que le projet serait réalisé au niveau franco-allemand dans un premier temps et éventuellement au niveau européen ultérieurement.

Paris s'inquiète du fait qu'une loi américaine de 2018 intitulée CLOUD Act (Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act, soit loi clarifiant l’utilisation légale des données à l’étranger) permette aux autorités américaines de disposer des outils juridiques adéquats pour obliger les entreprises sises aux États-Unis de fournir les données stockées sur leurs serveurs, y compris ceux situés à l’étranger, en cas de mandat ou d’assignation en justice.

Les prestataires de service doivent communiquer les « contenus de communications électroniques et tout enregistrement ou autre information relatifs à un client ou abonné, qui sont en leur possession ou dont ils ont la garde ou le contrôle, que ces communications, enregistrements ou autres informations soient localisés à l’intérieur ou à l’extérieur des États-Unis ». Ces autorités américaines peuvent obtenir des données, notamment personnelles ou de contenu, sans que la personne « ciblée » ou que le pays où sont stockées ces données n’en soit informé.

Le Cloud Act renforce les pouvoirs des agences de surveillance américaines, en facilitant leur accès aux données stockées dans des datacenters appartenant à des sociétés d’origine américaine, peu importe que ce soit en France, en Europe ou aux États-Unis.

« C'est totalement inacceptable », a déclaré Le Maire, ajoutant qu'une solution devait être trouvée de toute urgence entre Washington et l'Union européenne.

Source : Gartner

Et vous ?

Que pensez-vous des projections de Gartner ?
Qu'est-ce qui peut, selon vous, expliquer le fait que le cloud gagne en popularité au sein des entreprises mais que les entreprises ne font pas confiance au cloud public pour y déplacer des charges de travail critique ?
Êtes-vous plus portés vers une entreprise avec des outils sur le cloud, en local ou hybride ? Pourquoi ?

Voir aussi :

Microsoft Ignite 2019 : Microsoft a présenté des outils hybrides de gestion et d'analyse dans le cloud, renforçant son offre en matière de cloud computing
Maintenant, les Googlers protestent contre les accords cloud de la firme avec les entreprises pétrolières, selon eux, les objectifs de l'entreprise pour le climat ne sont pas suffisants
Microsoft rejoint l'OpenJDK, la société derrière Windows contribue au développement du langage Java pour sa plateforme cloud Azure
Microsoft remporte le contrat JEDI de 10 milliards de $ du Pentagone pour le cloud computing, en battant Amazon, le leader du marché

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-le nous !